Agression dans l’Est : Le maire de Goma interdit les manifestations exigeant la « libération » de Bunagana

L’appel au départ de la MONUSCO et la libération de Bunagana, une cité occupée par les terroristes du M23, continue de se multiplier dans la ville de Goma, et à Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu.

Les forces vives de la société civile et des mouvements citoyens dont la LUCHA appellent à deux journées « ville – morte », ce lundi et mardi, à Goma pour « exiger la libération de Bunagana et la levée de l’état de siège ». Les organisateurs tiennent, tout de même, à exiger le départ de la MONUSCO.

Cependant, ces manifestations sont interdites par l’autorité urbaine. Dans une correspondance parvenue à POLITICO.CD, le Maire de Goma, le Commissaire Supérieur Principal Kabeya Makossa François, demande à la population de la ville de Goma de vaquer librement à ses occupations pour les journées du lundi 26 et mardi 27 septembre 2022 contrairement aux appels faisant état d’une Ville morte.

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A cet effet, il rappelle que toutes les manifestations sur les voies publiques sont interdites par l’Autorité urbaine.

En conséquence, il demande aux services de l’ordre et de sécurité de se mettre à l’œuvre pour contrecarrer toute éventuelle manifestation publique car non autorisée.

Dans la foulée, le maire de Goma invite également les services judiciaires de jouer leur rôle vis-à-vis des fauteurs des troubles.

Mardi 20 septembre, la société civile du territoire de Rutshuru, a, dans une manifestation, exigé du gouvernement, la reprise par les FARDC de la cité frontalière de Bunagana ainsi que toutes les localités occupées par les rebelles du M23 depuis plus de 3 mois maintenant. Ces manifestations ont occasionné la mort d’une personne et des blessés à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru.

Serge SINDANI

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