Plus de 24heures après la publication du gouvernement Ilunga, toutes les organisations de la société civile étaient réunies ce mardi 27 août 2019 dans la salle Concordia à Bukavu, pour analyser les contextes, les forces et faiblesses que présentent ce premier gouvernement du régime de Félix Tshisekedi.

A l’issu des échanges, les participants ont à l’unanimité salué non seulement le renouvellement et le rajeunissement de la classe politique, mais aussi la prise en charge des personnes vivant avec handicap.

Dans la déclaration finale de ce cadre d’échange et d’évaluation, les organisations de ce cadre constatent et regrettent la publication tardive du dit gouvernement, intervenue 7 mois après l’investiture du nouveau président.

Pour ces organisations, ce retard a cautionné un manque à gagner pour le pays.
En dehors de la faible représentativité des femmes dans ce gouvernement, ces organisations regrettent sa composition gigantesque et qui risque d’être un gouvernement budgetivore.

Autre question qui fâche, c’est la nomination de certains ministres qui ont échoués dans leurs fonctions politiques antérieures. C’est à l’instar de Claude Nyamugabo, gouverneur honoraire du Sud-Kivu, nommé ministre de l’environnement et du développement durable, alors qu’il doit encore la province du Sud-Kivu des explications sur la dette de 9 million de dollars américains laissée derrière lui.

Pour ce qui est des attentes, la population du Sud-Kivu attend de ce gouvernement l’éradication des groupes armes locaux et étrangers, qui pullulent l’est de la RDC; le désarmement et réinsertion des ex-combattants.

Sur le plan social, faciliter l’accès facile aux services sociaux de base et mettre fin à la prise en charge des enseignants par les parents, ainsi que la création de la classe moyenne, en améliorant la tension salariale des congolais de 1 à 10.

Par ailleurs, les participants ont pris l’engagement d’exercer le contrôle citoyen envers tous les membres du gouvernement. Ils recommandent par la suite de concrétiser le contrat social fondé sur la performance et le changement du système de gouvernance.

Thierry M. RUKATA/Politico.cd