Chers lecteurs,

Nous avons besoin de votre contribution. Avec 1 dollar ou plus, vous pouvez nous aider à garder notre journalisme à l’abri de toute influence et contribuer ainsi à améliorer la qualité de l'information en RDC.

mardi, juin 2, 2020
DRC
3,326
Personnes infectées
Updated on 2 June 2020 à 12:28 12 h 28 min
DRC
2,772
Personnes en soins
Updated on 2 June 2020 à 12:28 12 h 28 min
DRC
482
Personnes guéries
Updated on 2 June 2020 à 12:28 12 h 28 min
DRC
72
Personnes mortes
Updated on 2 June 2020 à 12:28 12 h 28 min

Insécurité dans l’Est: « Joseph Kabila devrait agir et non se plaindre » (Runiga)

Pour Jean-Marie Runiga, ancien président du Mouvement du 23 mars, M23, une rébellion qui avait contrôlé la ville de Goma en 2012, par cette déclaration le président Joseph Kabila reconnaît que le gouvernement Congolais a failli à ses obligations.

« Les ex-combattants qui ont étés amnistiés ont étés intégrés dans les Forces Armées de la RDC et d’autres sont partis dans les centres de démobilisation et de réinsertion pour apprendre un métier afin d’être utiles dans la société » rappelle à POLITICO.CD l’actuel président du parti politique ASP (Alliance pour le Salut du Peuple), qu’il dirige depuis son exile.

Fustigeant l’échec de ce processus de réintégration d’anciens combattants, Jean-Marie Runiga, décrie les détournements de fonds destinés à ces programmes orchestrés par l’administration Congolaise. « Il se fait que ces centres ne fonctionnent pas correctement par manque des moyens financiers et lorsqu’il y en a on les détourne au profit des quelques individus dans toute impunité » renchérit-il à POLITICO.CD

« Le cas le plus récent est celui des ex-combattants issus des groupes armés de l’est du pays qui étaient à Kamina et à Kitona. Après plusieurs incidents dûs à une prise en charge inadéquate, conduisant à la mort de certains d’entre eux, le gouvernement de la République Démocratique du Congo à rapatrier ces ex-combattants à l’est de la RDC en contre partie de 100 dollars Américains pour chaque combattant » explique l’ancien chef de file du M23.

« Sans kit de réinsertion et sans encadrement, le gouvernement à abandonner à leur triste sort ces anciens combattants. C’est ainsi que d’autres finissent par être recrutés dans les groupes armés locaux et étrangers qui pillent , violent et massacrent la population » détaille Runiga.

« Étant donné que le pouvoir ne se plaint pas mais s’exécute, le président de la République doit demander des comptes au ministre de la défense nationale et à toutes les structures qui interviennent dans la gestion des ex-combattants amnistiés et prendre des mesures qui s’imposent en s’attaquant non seulement aux conséquences mais aussi aux causes » a suggéré Jean-Marie Runiga dans un entretien exclusif accordé à POLITICO.CD

Fiston MAHAMBA

- Publicité -

notre sélection

Jean-Marc Kabund: « je quitte ce poste la tête haute et sans compromission »

Jean-Marc Kabund a officiellement réagi peu après sa destitution du poste du 1er vice-président de l'Assemblée nationale intervenue tard dans la soirée...

Célestin Tunda recadre Benoit Lwamba et dément avoir violé l’indépendance des juges

En réaction à une correspondance du président de la cour constitutionnelle et président du conseil supérieur de la magistrature, Benoît Lwamba Bindu...

Convocation de Kamerhe: Tryphon Kin-Kiey Mulumba « stupéfait et préoccupé » face aux termes du communiqué de l’UNC

Dans un communiqué signé par tous ses hauts cadres, également membres du gouvernement et des institutions, l’UNC dénonce un acharnement contre son...