L’opposition refuse toujours de siéger à l’Assemblée nationale

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La réunion, expliquent des sources proches du bureau du président de l’Assemblée nationale, s’inscrit dans le cadre des pourparlers pour aplanir les divergences. « Ça fait près d’un mois que l’opposition est dehors de l’hémicycle du Palais du peuple, pour une raison fondamentale. Ce que les droits de l’opposition sur le plan procédural, le bureau n’en tient pas du tout compte. C’est comme si les choses étaient mécaniques. Et la revendication de l’opposition c’est plus sur le comportement de ceux qui nous gèrent. Pendant que la vie de la population est décriée de partout, mais, ce que fait l’opposition n’est pas perçue par les amis de la Majorité », explique le député national Alexis Lenga à l’issue de cette rencontre.

« Alors, au cours de la séance d’aujourd’hui, je dois préciser que c’était à la demande du président parce qu’au départ, on a cru que le dossier était clôturé. Dossier des motions incidentielles qui bloquent les motions de défiance. Certainement après notre réaction, le président a remis le dossier sur table. C’est pourquoi, il nous a demandé d’être avec lui parce qu’il était disposé pour qu’on puisse échanger. On a fait des bons échanges. Et il y a promesse que dans l’avenir, les choses puissent aller dans le sens de faire voir que l’Assemblée nationale est unie », ajoute-t-il.

Et d’ajouter : « Après cette rencontre, nous devons aussi nous réunir en plénière, pour que nos pairs de l’opposition puissent lever l’option. Nous allons faire le compte-rendu, on évalue et puis, la majorité dans la plénière de l’opposition va lever l’option ».

Après cette option, est-ce que les députés de l’opposition vont-ils reprendre les travaux ? A cette question, Alexis Lenga répond: « cela dépendra de ce que la plénière de l’opposition va décider. Mais d’après le rapport, nous pensons bien qu’on aura l’idéal pour aller dans le sens de ce que l’Assemblée nationale reflète, en réalité, la démocratie ».