Le Cardinal Laurent Mosengwo a  condamné la répression sanglante de la marche organisée par le Comité Laïcs le 31 décembre à Kinshasa. “Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie“, dit l’Archevêque de Kinshasa dans un communiqué publié le mardi 2 février 2018.

Pour Lambert Mende, ministre congolais de la Communication et des médias, la sortie de l’archevêque de Kinshasa suscite l’inquiétude du gouvernement. “Le communiqué de l’archevêque de Kinshasa suscite plus d’inquiétude et clarifie  la position d’une frange de clergés qui semble avoir choisi de se ranger derrière quelques politiciens obstinés dans leur rêve de prendre le pouvoir politique par d’autres voies que celle des urnes”, dit-il dans une conférence de presse ce mercredi à Kinshasa.

Le ministre congolais, cadre de la Majorité Présidentielle, estime que l’intervention du Cardinal Monsengwo est une insulte tant à l’endroit des forces de l’ordre qu’à celui des autorités congolaises .  “La terrible confession sans doute involontaire de son Éminence Monseigneur le Cardinal qui dénonce l’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer les intérêts occultes (…) doublée d’insultes et autres maux inutilement excessifs dans de discours d’une personnalité de son rang”, dit-il.