Mardi, le Conseil de Sécurité de l’ONU a longuement débattu de la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.  Le Secrétaire Général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a déploré la mise en œuvre ”largement insuffisante” de l’Accord politique du 31 décembre 2016 en République démocratique du Congo.

Selon l’ONU, entre mai et juin le nombre de personnes déplacées a augmenté de 26 % pour atteindre 1,3 millions. C’est la conséquence de la situation sécuritaire très volatile notamment dans les régions Est et Ouest du pays. ”Les institutions de la transition ne sont toujours pas en place et le consensus qui a marqué des avancées il y a quelques mois s’est progressivement effrité”, a déploré Jean Pierre Lacroix.

Alors que les Américains, les Français et Britanniques ont exigé la mise œuvre intégrale de l’accord de paix, déclarant s’opposer au report des élections,  l’Ambassadeur de la RDC a fait savoir que ce report était lié à la situation au Kasaï, qui a occasionné le retard dans l’enrôlement des électeurs.

Organiser des élections sans les provinces du Kasai et du Kasai central qui représentent 10% du corps électoral, risquerait d’entamer la crédibilité des résultats, ce qui pourrait conduire au désordre et au trouble”, a fait savoir Ignace Gata Mavita.