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« Les Grandes Idées », c’est une tribune accordée aux intelligences congolaises pour apporter un regard prospectif sur les grands enjeux politiques de la RDC et de l’Afrique médiane. Jean-Jacques Wondo ouvre cette rubrique avec une tribune tout aussi profonde que riche en enseignement. Wondo est un scientifique de terrain dont l’oeuvre touche la sécurité, la diplomatie et la politique dans sa globalité. Ce regard prospectif sur le futur Angola et les conséquences sur la RDC est présenté en trois temps sur politico.cd. Sur cette 3e partie, JJ Wondo y va toujours avec maestria, mais avec un langage étonnamment accessible. Alors politiquons! Allié stratégique des régimes Kabila depuis la chute de Mobutu, avant de prendre définitivement congé de la vie politique active, Dos Santos devra probablement arbitrer la fin du mandat de Kabila. Il n’est pas aussi exclu que son retrait de la vie politique en 2018 ait été décidé en concertation avec les puissances tutélaires de la région de l’Afrique centrale, pour éviter notamment que plusieurs crises secouent simultanément la région ou pour lui permettre de gérer la future probable crise des deux Congo. En effet, la politique extérieure angolaise est éminemment tributaire du complexe de sécurité sous régional et de ses évolutions ultérieures[1]. La fin de la Guerre froide et le rétablissement progressif de la paix en Angola, à partir de 2002, ont positivement contribué au développement d’une politique régionale et multilatérale active. L’intégration de l'Angola à l’Afrique centrale et australe, du fait de double appartenance à la CEEAC et …

Dans une tribune publiée le 08 mars 2016 sur le site de Jeune Afrique, Cécile Kyenge s’attaque violement au pouvoir de Kinshasa. Nous avons choisi pour vous les 5 phrases qui, selon notre rédaction, semblent résumer la pensée profonde de la députée européenne et ancienne ministre de l'Intégration italienne. L’usage du conditionnel est ici obligatoire, tant l’espoir de voir les électeurs exprimer leur choix en toute liberté semble aujourd’hui compromis. Et pourtant. La Constitution congolaise adoptée par référendum en 2005 et promulguée en février 2006 par le chef de l’État Joseph Kabila Kabange – élu une première fois en juillet 2006 et réélu en 2011 lors des scrutins présidentiel et législatif contestés – ne peut assumer que deux mandats consécutifs. En toute logique, le président Joseph Kabila devrait donc quitter ses fonctions en décembre 2016, au terme de son mandat de cinq ans. Mais voilà, les atermoiements du chef de l’État et son silence sur ses intentions sont devenus la règle d’une stratégie politique aussi illisible que périlleuse. On est en droit de croire que ce silence fait partie d’une stratégie bien orchestrée, déjà que le président de la République a lui-même déclaré, je cite : « Je ne parle que lorsque je me convaincs que ce que je veux dire est plus lourd que mon silence ». C’était lors d’un voyage à Lubumbashi en décembre dernier. Une chose est sûre : plus les jours passeront et plus la Communauté internationale sera forcée de croire que la stratégie du « glissement », souvent évoquée par l’opposition …

A l’occasion de la Journée internationale de la femme célébrée le 08 mars 2016 sous le thème : « La parité en 2030 : avancer plus vite vers l'égalité des sexes», André Gabriel Liwa Mandalu, président du collectif de Démocrates Fédéralistes Congolais(DFC), a exhorté les acteurs sociopolitiques nationaux et internationaux à s’engager davantage pour atteindre l’objectif de la parité homme-femme. Abordé par Politico.CD sur le sens à donner à cette journée, cet acteur politique a indiqué que l’autonomisation des femmes doit être un travail permanent. « J’encourage les forces vives de la nation à réfléchir et à agir pour que le principe d’égalité homme-femme inscrit dans la Constitution de la RDC, se matérialise dans la vie quotidienne…» a-t-il martelé. Selon lui, la journée du 8 mars doit être une remise en question permanente de la mise en œuvre des accords nationaux et internationaux que les pays ont signé pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme. « C’est une lutte de longue haleine qui rencontre surement des pesanteurs socio-culturelles, d’où la nécessité de redoubler d’énergie pour encourager les Etats à respecter leurs engagements » a-t-il fait noter. Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Pour André Liwa, c’est surtout l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes, malgré les traditionnelles manifestations, pour fêter les victoires et …

« En vue de rassurer les uns et les autres d’aller aux élections avec les mêmes chances de réussite, mais en rationalisant le temps et les moyens, il serait indiqué d’élaborer un calendrier électoral regroupant les élections en deux volets : scrutins directs et scrutins indirects. Aussi, tout le pays ayant voté le même jour, les électeurs et électrices pourront-ils se consacrer aux tâches de production au lieu de perdre le temps en votant plusieurs fois. Cependant, pour atteindre ces objectifs et éviter tous gaspillages et du temps, le couplement des élections a besoin d’une bonne préparation technique, c’est-à-dire administrative et financière, appuyée par une large campagne d’explication à travers tout le pays. La CNRDA reste toutefois ouverte à l’examen d’autres modes de scrutin qui préserveraient les acquis de la démocratie, la paix et la stabilité politique»" C'est un extrait du mémo remis par le député de l'opposition IDAMBITUO BAKAATO au président de la CENI, lundi 08 mars 2016.

Interview exclusive que Jean-Jacques Wondo Omanyundu a accordé à Politico.CD Pendant toute la période électorale au Congo-Brazzaville, Politico.CD vous donne les clés pour comprendre les implications, les défis et les enjeux pour la RDC. Pour le cas du Congo-Brazza, il est difficile d'avancer une prospective sécuritaire claire après l'adhésion de l'opposition aux règles du jeu imposées par Sassou. Le fait que l'opposition accepte les résultats du référendum et s'aligne dans la course électorale dilue fortement la menace de voir ce pays sombrer dans un grand conflit sécuritaire identique à celui de 1997-1998. Car en accédant dans une logique politico-juridique de lutte politique contre Sassou, l'opposition semble privilégier plutôt une voie pacifiste de règlement des différends politiques à la voie armée, même si cette dernière reste présente, mais dont l’impact me semble moins important qu'en 1997. On risque d'avoir des troubles localisés qui pourraient vite être circonscrits, malgré l'alignement du Général Mukoko qui n'a pas vraiment le contrôle des forces de sécurité. Pour moi, l'opposition congolaise-B a adopté une mauvaise stratégie en acceptant les résultats du référendum de Sassou. Elle devrait mettre en place une stratégie de contestation de ce référendum en multipliant des actions sur le terrain pour paralyser les activités politiques et forcer Sassou à faire profil bas. De ce fait, on peut croire que la future contestation post-électorale au Congo-B aura les mêmes allures que les contestations post référendum : Des dérapages sécuritaires limités. Il sera difficile de défaire le dispositif sécuritaire mis en place par Sassou, à …

Sans s’opposer à l’organisation du culte œcuménique du samedi 5 mars, le G7 croit voir une manœuvre de Kabila d’opposer les confessions religieuses après avoir « largement divisé la classe politique ». Cette plateforme politique s’étonne également des moyens donnés aux organisateurs du culte œcuménique moins d’un mois après que l'autorité publique se soit opposée à la commémoration des martyrs de la démocratie par la CENCO. COMMUNIQUE DE PRESSE DU G7 De nombreux observateurs remarquent que la ville de Kinshasa est inondée ces derniers temps de banderoles appelant les Kinoises et les Kinois à un rassemblement au stade des Martyrs ce samedi 05 mars 2016 pour un culte de prière oecuménique en faveur de la paix et du dialogue national convoqué par le Président Kabila. Pour tout croyant, prier c’est parler à Dieu dans la vérité, la sincérité et en toute humilité. Et, prier pour son pays témoigne du respect, de l’attachement et du dévouement envers celui-ci; sa Constitution et ses lois, socles des valeurs républicaines et démocratiques sur lesquelles reposent la paix civile, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle. L’opinion nationale et internationale, se souviendra qu’il y a quelque temps, lorsque la CENCO a envisagé d’organiser des manifestations pacifiques des chrétiens pour honorer les martyrs de la démocratie et appeler au respect de la Constitution, le pouvoir en place s’y est farouchement opposé, allant jusqu’à solliciter l’intervention du Saint Siège pour étouffer l’initiative . 4. Il y a lieu de s’étonner de la bienveillance que le pouvoir accorde à l’activité …

Le Professeur Elikia Mbokolo explique les enjeux du dialogue dans le contexte historique congolais. Devant la caméra de Politico.CD, il donne: Quelques repères historiques; Les préalables au dialogue, "Le vrai dialogue, c’est pour poser une question et pour la résoudre. Cela en faisant attention que sur une question, il n’y a pas une réponse. Il y a toujours plusieurs réponses. On choisit une par rapport à ceci ou cela." Extrait choisi: « Le problème dans le débat actuel ce qu’on a l’impression qu’il y a plusieurs questions qui sont formulées. On peut même dire qu’il y a déjà des réponses aux questions qui sont formulées. On a l’impression que pour un certain nombre des gens du côté des ceux qui sont au pouvoir la question c’est : Nous on veut rester. A quelle condition vous nous allez nous laisser rester en place. Ceux qui sont dehors, certains d’entre eux diraient en lingala : Botia kiti biso mpe to vanda (Ndld: Arrangez-nous une place autour de la table). D’autres diraient "Bo pusana biso mpe tolia"(Ndld: Bougez-vous pour que nous aussi nous mangeons). Donc face à tout ça si on posait la question qu’il faut, beaucoup des congolais comprendraient la nature de la société dans laquelle nous sommes, la nature du régime dans lequel nous sommes et la question de notre devenir. Aux USA, on discute de la situation de la nation, les noirs, les latinos, l’économie, etc. Les français pose les mêmes questions: l’économie, le social, etc. Ces enjeux-là et ces questions-là, nous, on …

Dans une interview accordée au journaliste Fabien Kuswanika, Félix Tshisekedi s’est exprimé sur la probable libération de J.P Bemba. « Depuis toujours, j’ai toujours affirmé que JB Bemba est gardé injustement dans les geôles de la CPI. C’est révoltant parce qu’il a perdu environs 7 ans de sa vie pour une affaire loufoque. Je trouve que c’est choquant. Il mérite de sortir de là. Et c’est tant mieux, surtout pour sa famille. Je sais ce que ce que d’avoir un père emprisonné injustement. Je serai vraiment heureux pour le sien qu’il soit libre. Après ça, s’il choisit de nous rejoindre « gloire à Dieu ». S’il choisit d’aller dans le camp de nos concurrents, mais c’est ça la démocratie. » Pour rappel, la Cour pénale internationale a fixé au 21 mars 2016 la date de l'audience publique au cours de laquelle sera rendu public le verdict dans l'affaire Jean-Pierre Bemba, ancien-vice-président de la RDC poursuivi, en qualité de chef militaire, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre en Centrafrique. Le procès de Bemba a débuté à La Haye le 22 novembre 2010 et s'est terminé le 13 novembre 2014.

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