Ituri : La justice militaire ouvre des enquêtes pour crimes contre l’humanité commis par les CODECO

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Une délégation du parquet militaire de l’Ituri en RDC, conduite par le magistrat Jean-Baptiste Kumbu Ngoma, a débuté mercredi des enquêtes sur les actes présumés de crimes contre l’humanité commis par la milice CODECO au village Nyamamba, dans le territoire de Djugu.

Selon un membre de la délégation, il s’agit à cette étape, des enquêtes préliminaires sur les allégations de massacres perpétrés par cette milice en date du 13 janvier 2023 qui avaient entraîné la mort de 27 civils dont 24 enterrés dans une fosse commune.

La prochaine étape sera l’audition de victimes de meurtre, de déportation forcée et de pillages de biens, dans le but de permettre au magistrat instructeur d’avoir des éléments matériels suffisants susceptibles de bien asseoir son acte d’accusation et de fixer le dossier devant le juge, a précisé la même source.

Calme « précaire » au site de déplacés « Savo » après une attaque de Codeco

Un calme « précaire » régnait vendredi au site de déplacés « Savo » près de la localité de Bule en chefferie de Bahema Badjere, dans territoire de Djugu, au lendemain d’une attaque de la milice Codeco, qui a occasionné la mort de sept personnes dont cinq enfants et une vingtaine de blessés, ont annoncé des sources locales à l’Acp.

Des déplacés de ce site s’étaient soulevés jeudi dans la matinée contre les casques bleus de la Monusco qui, selon eux, n’ont pas pu empêcher l’attaque des assaillants de Codeco, « alors que leur base se trouve aux environs du site », ont précisé les mêmes sources.

Dans le but de prévenir une nouvelle attaque, un dispositif sécuritaire Monusco/Fardc a été installé autour de ce camp afin de mieux protéger ces personnes vulnérables.

Dans la nuit du 01 au 02 février dernier, les mêmes miliciens de Codeco avaient attaqué ce site avec un bilan très lourd de 62 personnes lâchement abattues, rappelle-t-on.

Stéphie MUKINZI M & ACP