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Élections de 2023 : Denis Kadima sous haute surveillance des partis politiques et de la société civile

Les Partis politiques défilent depuis le début de cette semaine dans le siège de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour évaluer le processus électoral en République Démocratique du Congo. Si Denis Kadima, le Président de la CENI, a souligné la nécessité d’un consensus des acteurs et parties prenantes aux élections qui se pointent à l’horizon de 2023, le PALU, le Regroupement Politique Alliance des Démocrates pour le Renouveau et le Progrès (ADRP), la Ligue des Électeurs de Paul Nsapu, l’Union Nationale des Nationalistes (UNANA) et la Dynamique Progressiste Révolutionnaire (DYPRO) ont répondu présent à l’invitation de la centrale électorale pour préparer le cadre de concertation avec les partis politiques.

Les délégations de ces partis politiques ont pu identifier les domaines qui nécessitent une intervention en perspective des élections 2023. Comme quoi, les tergiversations des politiciens sur la tenue du dialogue politique national n’auraient aucun effet suspensif sur les délais constitutionnels contraignants liés notamment, à l’organisation des élections générales en décembre 2023.

Le 12 juillet dernier, le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) conduite par Me Célestin Ngoma, Secrétaire Permanent et Porte-parole du Parti et le Regroupement ADRP avec à sa tête son Secrétaire Exécutif National, Trésor Kapuku avaient échangé avec Didi Manara, le 2ème Vice-président de la CENI dans l’optique de cadre de concertation qui se tiendra le samedi 16 juillet, au regard de l’ensemble du processus électoral et cela, après la promulgation de la loi électorale.

Le même jour, Paul Nsapu de la Ligue des Électeurs de la RDC (société civile) et ses partenaires se sont renseignés auprès du 1er Vice-président de la centrale électorale, Bienvenu Ilanga sur le processus électoral que pilote la CENI de Denis Kadima pour comprendre le travail qui est déjà accompli notamment les difficultés qui peuvent entraver ce processus.

Au sortir de l’entretien, Paul Nsapu dit être informé et avisé sur ce travail et sur les difficultés que rencontrent la CENI. De ce fait, il a promis de travailler ensemble pour que la CENI surmonte les obstacles en vue d’offrir une fête à la population congolaise lorsque les élections auront lieu et le résultat proclamé.

En perspective du cadre de concertation avec les politiques, le parti de Willy Mishiki reçu, le 13 juillet, par Didi Manara est passé en revue ce processus électoral en cours notamment la loi électorale qui a été promulguée, sans oublier l’opération d’actualisation de la cartographie électorale et tout ce qui va suivre pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Il en est de même avec la Dynamique Progressiste Révolutionnaire (DYPRO) conduite par Constant Mutamba. Ce dernier a évoqué notamment la phase du fichier électoral ainsi que la phase des élections proprement dit pour leur accompagnement en vue d’un atterrissage en douceur du processus électoral.

La CENI que dirige Denis Kadima a encore du travail pour l’organisation des bonnes élections en 2023. Il faudra l’enrôlement des électeurs, le nettoyage de l’ancien fichier électoral, une opération qui pourrait durer à un (1) an des élections générales.

Dans les jours qui viennent, on en saura un peu plus sur le processus électoral. Dialogue ou pas dialogue, la CENI doit absolument faire son travail. Ici, toute la responsabilité pèse sur Denis Kadima qui, visiblement, est placé sous la plus haute surveillance. Déjà, il avait évoqué lors de la publication de la feuille de route de la CENI, des contraintes techniques, sécuritaires, financières etc., qui ne permettraient pas à la CENI de s’acquitter de ses tâches à bonne date.

Si le processus électoral n’avancerait pas dans le délai constitutionnel, Denis Kadima serait accusé de tous les péchés d’Israël. D’aucuns n’hésiteraient pas à le classer, sans moufles, dans le carré d’As engagés sur la voie du glissement. D’où, l’équipe de la CENI doit travailler en mode d’urgence pour organiser les élections générales dans le délai constitutionnel.

Christian Okende

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