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Tuerie de plus de 50 civils en Ituri : « Soit notre armée est incapable soit ces CODECO bénéficient de la complicité de nos officiers » (Tshisekedi)

Quelques jours après le massacre de plus de 50 civils dans une mine d’or en Ituri, par les miliciens de la CODECO, Félix Tshisekedi a ouvert à Kinshasa, le jeudi 12 mai un séminaire sur l’éthique et la déontologie militaire au sein de l’armée. Dans son introduction, le Président de la République estime que son administration ne peut continuer à assister aux tueries des civils « comme s’il était incapable de protéger ces compatriotes ».

« On ne peut pas continuer à compter des morts (principalement à l’Est de la RDC) comme si nous étions incapables de défendre nos compatriotes qui sont lâchement assassinés », a déclaré Félix Tshisekedi devant les officiers de l’armée, cité par Top Congo FM.

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Se référant aux derniers massacres en Ituri, Félix Tshisekedi qui juge « inacceptables » ces atrocités, estime que les CODECO « bénéficient des complicités au sein de l’armée ».

« Soit notre Armée est incapable, soit ces CODECO, conglomérat de malfaiteurs (et groupe armé à la base de tueries de plus de 100 personnes dernièrement en Ituri) bénéficient des complicités de nos officiers. C’est inacceptable ».

Au moins 35 personnes ont été tuées, dimanche 8 mai, par des rebelles du groupe armé « Coopérative pour le développement du Congo » (Codeco) qui ont attaqué une mine d’or artisanale en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

« Les Codeco ont tué dans la mine d’or ‘Camp Blanquette’. Il y a 29 corps ramenés à la cité de Pluto. Six corps calcinés ont été enterrés sur place », avait déclaré à l’AFP Jean-Pierre Bikilisende, bourgmestre de la commune rurale de Mungwalu dans le territoire de Djugu (Ituri, nord-est).

« Un bébé de quatre mois » figure parmi les morts. « Ce bilan est provisoire, puisqu’il y a d’autres civils tués dont les corps ont été jetés dans des trous d’orpaillage et plusieurs autres civils sont portés disparus. La fouille se poursuit », a indiqué Jean-Pierre Bikilisende. « Le camp Blanquette’ est érigé dans la forêt, loin de la position militaire la plus proche. L’interventionest donc arrivée avec un peu de retard », a-t-il déploré.

Stéphie MUKINZI M

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