RDC : Dans un décor de pauvreté et grogne sociale, Tshisekedi attendu ce vendredi à Mbuji-Mayi

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Le Grand Kasaï manque presque de tout. Sur fond d’une grogne sociale de plus en plus prononcée, Félix Tshisekedi va fouler le sol de Mbuji-Mayi ce vendredi et ce, pour la première fois depuis son élection en fin 2018. Sur place, l’amélioration du social de la population est l’une des principales attentes exprimées par la coordinatrice provinciale de la Nouvelle société civile congolaise du Kasaï Oriental, Mme Rachel Kapinga, à l’annonce de l’arrivée imminente du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans la province du Kasaï Oriental.

Parmi les problèmes prioritaires, Mme Rachel Kapinga a cité, les difficultés liées à la carence en eau potable et en énergie électrique, ainsi que la relance des activités de la société Minière de Bakwanga (MIBA).

Pour la présidente de la NSCC, le redressement de cette entreprise du Portefeuille va mettre fin au phénomène « déplacement massif ou exode des populations vers d’autres cieux, laissant ainsi un gouffre dans un gouffre sans pareil, avec le départ de la main d’œuvre ».

Les membres de cette structure se sont réunis pour mettre ensemble, un mémorandum à remettre au Chef de l’Etat, l’objectif étant d’y aller en ordre et d’atteindre des bons résultats pouvant satisfaire des attentes dans divers secteurs de la vie.

Cette visite est une occasion, pour des regroupements sociopolitiques, de se mettre ensemble, selon des thématiques, pour mutualiser les énergies en vue de booster davantage les efforts et atteindre les résultats du développement de la province qui accuse d’énormes difficultés de fonctionnement.

Le gouverneur a.i du Kasaï-Oriental et le maire de Mbuji-Mayi séjournent, quant à eux, à Kinshasa pour recevoir des orientations précises sur certaines questions importantes liées à leur contrée.

Les attentes de la MIBA

Le président de la délégation syndicale de la société Minière de Bakwanga (MIBA), Febatare Mohamed Ntumba a, au cours d’un entretien mercredi avec l’ACP, déclaré que la visite du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi au Kasaï Oriental, est une solution pour la relance effective de cette entreprise, dans la mesure où il va s’y imprégner personnellement, des conditions difficiles de travail.

Pour lui, cette relance suppose la dotation des moyens financiers, matériels ethumains, le renforcement de la production au niveau de l’exploitation du diamant et de la capacité de la centrale hydroélectrique de Lubilanji et de Tshala pour la fourniture optimale de l’énergie électrique.

Febatare Mohamed Ntumba a plaidé également pour la sécurisation du périmètre minier (polygone) et résidentiel (postes et camps des travailleurs), ainsi que les espaces verts et de réjouissance, tout en mettant l’accent sur la contrainte de la Société Anhui-Congo pour l’investissement minier (SACIM), à payer les royalties dues à l’exploitation de la concession de la MIBA.

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Il a également insisté sur le fait que cette partie de la concession utilisée par la SACIM, regorge des gisements kimberlitiques de diamant de qualité, tout en appelant les agents et travailleurs de cette société minière du Kasaï Oriental, à se mobiliser pour accueillir massivement le Chef de l’Etat.

Il sied de rappeler que les difficultés d’exploitation de la MIBA ont commencé dans les années 2008. Cette entreprise qui employait jadis plus de 5.000 employés, déversait mensuellement plus de 2 millions de dollars US sur le marché à chaque paie, ainsi que des vivres (farine de maïs, poissons etc.) Actuellement, la MIBA compte moins de 2.000 employés qui reçoivent mensuellement un forfait dont l’impact n’est pas ressenti sur le marché.

Stéphie MUKINZI & ACP

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