Décès des éco-gardes du parc des Virunga: des rebelles hutus rwandais accusent les militaires rwandais

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Accusés d’être les auteurs de l’embuscade à la base de la mort, vendredi 24 avril 2020, de 17 personnes, dont 12 rangers du parc national des Virunga, des rebelles Hutus rwandais des FDLR ont nié toute responsabilité dans cette affaire.

Ils ont, plutôt, accusé les militaires rwandais, dans leur communiqué de lundi 27 avril 2020, signé par Cure Ngoma, commissaire à l’information et porte-parole des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Ce mouvement rebelle , qui « condamne sans réserve cette attaque ignoble », affirme qu’il n’a  » rien à voir avec ces forfaits ».

Citant des « indications précises », la direction du parc national des Virunga avait accusé « le groupe armé FDLR-FOCA » d’être « l’auteur de cette tuerie » près du QG du parc au Nord-Kivu, au nord de Goma, chef-lieu de la province.

Dans leur communiqué, les FDLR soutiennent que « le territoire de Rutshuru (où a eu lieu l’attaque) est actuellement sous contrôle des militaires rwandais ».

« Les FDLR soulignent que l’attaque menée par des militaires de Kagame ce 24 avril, s’ajoute à une longue liste de crimes dénoncés par la population locale et certaines autorités congolaises bien informées », accusent-elles dans leur communiqué.

Lors d’un point de presse tenu lundi 27 avril 2020 à Kigali, le président rwandais Paul Kagame a declaré que, contrairement à des rumeurs persistantes, « le Rwanda n’a déployé aucun soldat en RDC pour y lutter contre des groupes rebelles ».

Les FDLR sont un groupe de rebelles Hutus rwandais réfugiés en RDC, dont certains fondateurs, au début des années 2000, ont participé au génocide de 1994 contre les Tutsis dont le chef, Sylvestre Mudacumura, a été tué dans le Nord-Kivu en septembre 2019, selon les autorités congolaises.

Thierry Mfundu

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