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Elections en RDC: la mobilisation des militaires inquiète

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Des photos et des vidéos ont été diffusées notamment sur les réseaux sociaux montrant des militaires de l’armée nationale tantôt embarquant visiblement vers Goma, dans l’Est du pays, où encore se mobilisant à la Gare centrale de Kinshasa. Pour beaucoup, ces images démontreraient une répression des contestations post-électorales en préparation.

« On signale un déploiement de près de 3000 soldats armés jusqu’aux dents aux abords de la gare de Matete [centre de Kinshasa]. Quel est le but de tout ceci, ce pouvoir se prépare pour une guerre ou pour des élections apaisées et transparentes? » interroge une internaute sans que l’information ne soit confirmée.

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« Il paraît que l’armée est entrain de se déployer dans toutes les grandes villes. Ce n’est sûrement pas pour sécuriser les élections« , fait remarquer un autre.

Les autorités reconnaissent néanmoins des mouvements de troupes. « L’armée reste en soutien à tous les forces de sécurité pour sécuriser le processus électoral, il n’y a rien à craindre, ces sont des procédures normales« , répond une source militaire à POLITICO.CD.

La sécurisation de ces élections prévues le dimanche 23 décembre reste un enjeu de taille dans un pays grand comme cinq fois la France. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Henri Mova, s’est exprimé sur les mesures qui vont être prises pour sécuriser les opérations de vote où près de 40 millions de personnes sont appelées à élire à nouveau président et 500 nouveau députés nationaux.

Deux policiers seront théoriquement présents aux abords de chacun des quelques 75 000 bureaux de vote annonce le ministre Henri Mova, cité par Radio France Internationale.  D’autres seront déployés dans plusieurs sites jugés stratégiques ainsi qu’aux postes-frontière.

« Sécurisation des élections: un défi normal qui mobilise l’armée. A noter que 600 personnes forment la moyenne d’un bureau de vote, et que seulement 2 policiers et autour de 3 militaires pourraient mathématiquement gardés chaque bureau« , fait de son côté remarquer Litsani Choukran, éditorialiste et fondateur de POLITICO.CD.

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