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« Gracier » Kabila pour obtenir son départ?

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« J’ignore ce qu’il veut faire« , dit  Olusegun Obasanjo lorsque Jeune Afrique lui pose la question de savoir si le président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a expiré depuis décembre 2016, était prêt à quitter le pouvoir. « C’est pourtant dans son propre intérêt et dans celui de son pays« , ajoute-t-il.

M. Obasanjo n’en est pas à sa première sortie sur le président Kabila. A Brazzaville où il participait, du 6 au 9 mars dernier, au lancement du Fond Bleu pour le Bassin du Congo, invité par le président Denis Sassou-Nguesso, celui qui a été est élu président au Nigeria pour deux mandats successifs, de 1999 à 2007, a conseillé au président Joseph Kabila de quitter le pouvoir: « ce dernier [le président Kabila] doit comprendre qu’il y a une vie après avoir gouverné, certains d’entre nous l’ont pratiqué et constaté« , ajoute-t-il. « Il faut qu’il sache qu’il pourra vivre dans les meilleures conditions après avoir abandonné ses fonctions. En toute sécurité », lance-t-il à Kabila.

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Nul doute, Joseph Kabila s’accroche au pouvoir au détriment de la Constitution. Le pays, victime d’une crise politique qui ne fait que persister, en paie le prix. Néanmoins, une des raisons pour lesquelles le président congolais semble se résigner à mourir au pouvoir reste sans doute la crainte de poursuites à son endroit. Et à ce sujet, des voix s’élèvent de plus en plus pour lui trouver une porte de sortie.

« Si on arrive à lui expliquer qu’il peut quitter le pouvoir sereinement, sans risquer d’être poursuivi, il est possible qu’il accepte. Il faut lui donner des garanties », laisse entendre l’ancien président nigérian. Un discours qui commence à être partagé même du côté de l’opposition congolaise.

En effet, l’opposant congolais Moïse Katumbi qui menace par ailleurs de faire appel à la rue pour « chasser » le président Kabila du pouvoir, a laissé entendre, dans une interview sur France 24 en septembre dernier, qu’il était opposé à l’idée de poursuivre contre son ancien allié une fois qu’il quitte le pouvoir. « Moi je ne suis pas d’accord qu’on puisse poursuivre un ancien président et son entourage. Pourquoi il ne veut pas partir, c’est la question qu’on doit se poser« , fait-t-il savoir. « Au contraire s’il part, il va rester au pays, il est Sénateur à vie, et il va continuer à faire ses affaires au pays« , ajoute-t-il.

Une loi à l’étude

Au pays, une loi portant instauration d’un statut d’ancien Chef d’Etat est à l’étude au Sénat depuis la deuxième séance plénière de la session parlementaire ordinaire de septembre 2017. La chambre haute du parlement congolais s’est penchée principalement à l’examen et adoption du rapport de la commission spéciale relatif à la proposition de « loi portant statut des anciens présidents de la République élus. »

Après lecture du rapport, les sénateurs se sont affrontés dans un débart très houleux. Pour calmer les esprits, le premier vice-président du sénat congolais, Édouard Mokolo wa Pombo a rappelé qu’on ne légifère pas sur base des circonstances, mais des principes. C’est ainsi qu’il a appelé ses collègues à dépassionner le débat.

Cette interpellation a donc permis aux uns et aux autres d’harmoniser leurs vues. Enfin, les « sages de la République » ont  adopté le rapport, donnant à cette commission deux jours pour intégrer les différents amendements apportés.

Globalement, le texte de loi prévoit pour les anciens présidents de la République élus, toute protection tant physique que matériel, ainsi que de leurs patrimoines ; et l’octroi d’une villa de résidence. Et en cas de décès, leurs veuves et leurs enfants mineurs continueront à percevoir leurs avantages financiers. Ce, selon un Décret que va prendre le Premier ministre.

Ceci va-t-il suffir à convaincre Joseph Kabila? Rien n’est moins sûr. Car l’idée de « gracier » le président congolais ne passe pas non plus du côté de la population. La sortie de l’opposant Moïse Katumbi à ce sujet a même déclenché une levée de boucliers au point de rappeler son passage encore récent au sein de la famille politique du président Kabila.

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10 Commentaires

  1. VRAIMENT ce Katumbi après avoir spolié alors qu’il était gouverneur voudrait nous faire croire qu’il est le candidat idéal… non quelqu’un de la société civile doit prendre la gouvernance et la destinée du Congo afin que sa place dans le monde soit pleine et entière.

    • La solution est deja connue des Congolais:

      Le celebre Dr. Dennis Mukwege, flambeau de la Renaissance de la RDC, est pret a nous ammener aux elections auxquelles il ne se presentera pas.

  2. Les crimes de guerre, de sang et ceux contre l’humanité sont imprescriptibles. Posez la question à Charles Taylor et Hissène Habré. Le crimes économiques qui ont saigné le vivre ensemble doivent-ils être oubliés ? Je ne le pense pas. L’état de droit commence par la justice.

  3. Des milliers de familles ont perdu les leurs souvent dans des atrocités commanditées par le régime. Gracier un tueur à gages c’est vouloir en créer d’autres. Payera donc qui a tué pour se maintenir au pouvoir.

    • ABSOLUMENT D’ACCORD AVEC VOUS CHER AMI. OUI KABILA NE MERITE PAS DE PRIME POUR SES DELITS.

      REGARDEZ « PAUVRE JP BEMBA » CROUPISSANT A LA HAYE SOUS PEINE DE CRIMES N’ARRIVANT PAS A LA HAUTEURS DES CRIMES EN SERIES DE KABILA INCLU BRADAGES, VOLS DE BIENS DE L’ETAT, REPRESSIONS ET ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET ASSASSINATS DES MILLIONS DE VICTIMES DEPUIS SES MAQUIS SOUS SON PATRON (ONCLE) RWANDAIS JAMES KABEREBE.

      NOTONS VITE QUE JP BEMBA EST AUSSI « PRISONNIER PERSONNEL » DES PROCUREURS-CORROMPUS, INCLU L’ARGENTIN MORENO ON VIENT DE DECOUVRIR DES COMPTES OFF-SHORE, ET LA JOUFFUE GAMBIENNE DONT LE MARI EST « COPAIN DE DAN GERTLER », LE PARTENAIRE-MAFIEUX DE KABILA ET JACOB ZUMA.

      TIREZ-EN ALORS VOS PROPRES CONCLUSIONS.

  4. On ne peut accepter que des gens qui se connaissent pour avoir pillé ensemble, fixent les règles de non poursuite puisqu’eux-mêmes sont comptables en partie de ce bilan désastreux. Ils ne peuvent pas nous faire un enfant dans le dos.

  5. Katumbi était dèjà assez riche avant de devenir gouverneur..Il est retourné de l´exil dans un jet privé quand certains sont entrés au Congo sans chaussure ni maison*
    Gracier Kabila afin qu´il quitte le pouvoir au mois de decembre? Mais pourquoi pas?

    • KATUMBI a utilisé un language diplomatique s’il devenait précisent la justice Nationale comme internationale fera son travail aucun président arrivera à empêcher la CPI de décidé à une arrestation

  6. il est parti de rien, en un clin d’oeil, il s’est retrouvé multi-millionnaire. Qu’il restitue d’abord à la nation toutes les richesses volées lui et son entourage et s’il tient à se faire pardonner, qu’il demande pardon à la population de l’est de la rdc, aux kasaïens et autres ressortissants de boma, matadi sans oublier d’autres contrées où la main de la kabilie est passée pour apporter que de la desolation. ce n’est qu’à l’issu de de ce processus, que Mr. le futur Sénateur pour vivre librement en RDC avec les émoluments qu’il percevra en tant que Sénateur !!!!

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