La RFI « punie » pour la publication de son dossier sur le Kasaï?

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Sonia Rolley, correspondante permanente de la radio française ne pourra plus revenir en République démocratique du Congo. Les autorités du pays n’ont pas renouvelé son accréditation. Une situation que la RFI dénonce d’ailleurs. Selon le média français, il s’agit d’une décision «qui nuit gravement au pluralisme de l’information».

Dans un communiqué publié jeudi, la radio précise que «près de trois mois après une demande de renouvellement d’accréditation de son envoyée spéciale permanente à Kinshasa, Sonia Rolley, la direction de RFI n’a toujours aucune réponse».

L’accréditation de la journaliste a expiré en mai, et RFI affirme avoir relancé dernièrement le ministère congolais des Médias par un courrier le 1er juin, sans résultat, considère désormais « le silence des autorités de RDC comme un refus et regrette cette décision qui nuit gravement au pluralisme de l’information ».

Ce que dément le ministre Lambert Mende Omalanga: «Une commission gouvernementale travaille sur les demandes de visa d’une catégorie de journalistes. Nous répondrons en temps voulu et cela ne veut pas dire qu’on a refusé le visa », confit-il à la Libre.

Le « refus » intervient quelques jours après la publication par la radio française, d’un grand dossier sur la crise au sein de la région du Kasaï, où l’armée y affronte des miliciens Kamwina Nsapu depuis août dernier. Avec des vidéos exclusives, dossiers, photos et récits, ce long documentaire met en lumière les atrocités perpétrées tant par les miliciens que l’armée régulière.

Ecrit par la journaliste Sonia Rolley, il accable aussi les autorités congolaises, concernant la gestion de la crise, et épingle la responsabilité des généraux de l’armée dans les massacres. Par ailleurs, le signal de RFI a été coupé le 5 novembre 2016 à Kinshasa, et n’a jamais été rétabli.

9 Commentaires

  1. Je pense que le journaliste congolais Kamanda Muzembe travaille aussi depuis des années pour RFI. Alors la crainte de voir la voix de Rfi s’éteindre en RDC puisque l’accréditation de la française Sonia Rolley n’est pas renouvelée, ne se justifie nullement. Vive le pluralisme de l’information quand même dans le respect des lois des pays d’accueil.

    • Est-ce que vous pensez que le travail de Madame Rolley va à l’encontre des lois de la RDC? Pauvre république où tout est misère!

      • Je ne parle pas du travail de Sonia Rolley qui est fort appréciable mais Sonia Rolley sait qu’elle n’est que le bouc émissaire d’une situation entre sa direction générale RFI et le ministère des médias congolais.

        • Encore des elucubrations de ce chantre de la Voyoucratie de Kingakati ayant pris notre Pays en otage en violant sa Constitution.

  2. Le journalisme consiste à annoncer que des personnes sont mortes à des millions de gens qui ne savaient pas qu’elles vivaient.

    Le but du journalisme n’est ni de déplaire ni de complaire. C’ est de remuer la plume dans la plaie. La plume, et aujourd’hui le micro et la caméra.
    Patrick Poivre d’Arvor

  3. Aux abois, ces voyous PPRD-MP et ex-terroristes RCD-Goma dont le villain Lambert Mende et son compere Thambwe Mwamba esperent ainsi plaire a leur petit boss-assassin et perenniser son imposture au sommet de notre Pays…. Ah, qu’ils se trompent enormement !

  4. Personnellement j’avoue pour le Congolais que je suis pouvoir me passer de certains messages de RFI (et de S Rolley) notamment que même à travers son excellent reportage sur le Kasai, elle n’assume toujours pas de désigner clairement dans la gestion du pouvoir la vivace trace d’une « occupation rwandaise » de notre pays même si elle le démontre méthodiquement ! La faute à une CI occidentale coupable de sa mauvaise conscience dans la gestion du « génocide rwandais (et non desTutsi comme elle se complait à nous l’enseigner urbi et orbi) de 1994 », auquel, rappelons-le aucun Congolais ne prit part, ce sont des Rwandais qui s’entre-tuèrent entre eux, celui-ci lui dicte une complaisance sinon une indifférence coupable envers le Rwanda de Kagame victime du génocide et ainsi aussi envers les crimes que ce même Kagame a commis et commet au Congo…
    N’empêche que la voix de RFI au Congo est indispensable fût-ce pour ôter aux Congolais les quelque doutes qu’ils nourrissent encore parfois à propos de leur fameux « raïs » et de sa gestion ‘autocratique’ et dans ce sens son dossier sur le Kasai est capital aux Congolais pour leur intelligence de la situation dans ce coin du pays qui témoigne d’ailleurs de celle de tout le pays allant du Kasai à une partie du Katanga proche ainsi qu’à peine plus loin dans la partie Est et ailleurs dans tout le reste du pays !
    Mende et son clan sont incapables d’apporter la justice que nécessitent nos frères et sœurs kasaîens pris en otage par eux, le monde aussi a besoin de le savoir; leur prétexte de souveraineté n’est rien d’autre qu’un « permis de tuer leurs propres concitoyens à l’abri des regards »… Même l’Afrique qui veut se prétendre ‘souveraine’ a besoin d’un pluralisme de l’information utile même à ses Compatriotes les plus ‘souverainistes’; ainsi je partage tout à fait la « honte » qu’a crié le journaliste de ‘Lalibre’ quant à la démission forcée de l’Onu à son exigence d »enquête internationale indépendante’ càd d’accès libre à l’information et non celle -ci prisonnière d’un pouvoir juge et partie, l’Onu, disais-je, avait pourtant d’autres moyens de faire valoir sa juste universalité pour le coup ici…
    Point de doute donc que S Rolley est d’abord victime d’un pouvoir autocratique qui veut limiter l’accès à l’information dans le goulag qu’il veut nous construire…

  5. Ridicule comme réaction de la part de d’un sois disant ministre.!
    S’il n’y a rien a cacher alors laissé la faire sa Job, Elle du moins a le courage de dire haut et fort les atrocités que vit notre peuple, au moment ou la RTNC radio télé aux couleurs de mille colline éclates des mensonges, faits des éloges a la Kabilie,

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