L’Angola ne doit pas faire pression sur la « politique interne » de la RDC, affirme Barnabe Kikaya

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L’Angola ne décolère pas face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région congolaise du Kasaï, qui touche ses frontières avec la République démocratique du Congo. Après avoir « changé » son Ambassadeur à Kinshasa, Luanda a officiellement demandé, mardi, l’aide de la Communauté Internationale pour les quelques  30 000 réfugiés congolais sur son sol.

Un appel émis lors de la 35e session des droits de l’homme de l’ONU à Genève, et qui précipite un peu plus les relations entre les deux régimes, traditionnellement alliés. En effet, sur les ondes de Radio France Internationale en mai dernier, Georges Chikoti, ministre angolais des Relations extérieures n’a pas caché ses sentiments. Au-delà d’une entente globale entre ethnies, il est favorable à une enquête internationale.

« Je crois qu’il faudrait que le gouvernement puisse dire exactement ce qui se passe. Si le gouvernement n’arrive pas à le dire, je crois que oui, il est important que l’on puisse savoir, parce que les réfugiés nous disent des choses qui ont besoin d’être vérifiées à l’intérieur de la RDC« , a-t-il affirmé, tout en disant favorable à la mise en place d’une commission d’enquête internationale.

Le ministre angolais redoute également que ces violences dans les Kasaï soient un prétexte pour ne pas organiser les élections à temps. « J’ai l’impression que si cette question dure, certainement qu’il n’y aura pas de conditions pour réaliser la présidentielle« , craint-il avant d’ajouter: « Je pense qu’il faut qu’on se réfère à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) mais je doute très fort de pouvoir faire les choses à temps« .

Une enquête que les autortiés congolaises refusent du bout de lèvres. Kinshasa s’oppose en effet à toute investigation qui exclut ses services, ce qui ne semble pas plaire à l’ONU et aux organisations de défense droits de l’homme. Toujours en mai, les Nations-Unies unies avaient annoncé l’envoie d’une équipe en RDC pour enquêter sur les circonstances de l’assassinat de leurs deux experts, Michaël Sharp et Zaïda Catalan. Une démarche à laquelle sont farouchement opposées les autorités congolaises. She Okitundu, ministre congolais des Affaires étrangères a indiqué que la Justice congolaise est suffisamment compétente pour enquêter sur ce qui s’est passé aux Kasaï.

De son côté, Barnabe Kikaya, Conseiller diplomatique du président Joseph Kabila dit « comprendre la colère de l’Angola ». Cité par Reuters ce mardi, le diplomate congolais a déclaré que le gouvernement congolais « comprenait » la frustration de l’Angola à l’égard de la violence près de sa frontière, mais que « l’Angola n’avait pas à exercer de pressions sur la politique interne de la RDC. »  (à lire ici, en anglais)

3 Commentaires

  1. Qui est ce Kikaya bin Karubi? Est-ce le meme mec qui comme son collegue Ben Mpoko a Pretoria servait les interets mafieux de Kabila & Famille et leur majordome Dan Gertler lorsqu’il etait en poste a Londres? Et qui ajourd’hui gaspille les maigres fonds du Tresor pour financer de lobbies visant a perenniser leur imposture.

  2. L’angola fait pression parce que vous n’êtes pas sérieux dans la manière de faire les choses… Vous verrez tous les pays du monde vous donner des leçons à cause de votre mauvaise gestion et d’une politique sans précédent. L’histoire vous rattrapera un jour.

  3. quelle honte, tout le monde veux vous voir dehors coûte que coûte!
    L’Angola est prêt d’engager son armée pour vous mettre dehors, le Rwanda, l’Ouganda, même moi je suis prêt à montrer du doigt tout les proches des membres de la MP qui vivent en Occident, au village, à Kinshasa, ailleurs en Afrique nous avons un réseau qui les a déjà sensibiliser; les moustique ne veulent plus piquer Kabila il font la gréve ils réclament son départ?

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