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mardi, février 18, 2020
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En RDC, la coalition LAMUKA entre machines à voter et soulèvement

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Tous les ingrédients sont perceptibles pour comprendre le réel message de campagne de Martin Fayulu (Mafa), candidat président de la République à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 pour le compte de la coalition « Lamuka ». Partout où il passe, un seul message phare à tous ceux qui voudraient bien l’entendre. Quand vous irez voter, leur dit-il, exigez de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le bulletin de vote.  «Nous devons dire à Nangaa …, nous ne voulons voir aucune de ses machines lors des élections prochaines », lance Martin Fayulu depuis le début de sa campagne à l’Est de la RDC.

De son côté, le pouvoir organisateur des élections, la Céni, reste catégorique et maintien l’utilisation de la machine à voter comme seul mode de scrutin, susceptible de permettre la tenue des élections conformément au calendrier électoral, le 23 décembre 2018.

Cependant, à deux semaines de la tenue des élections, Mafa et sa coalition, sans un autre discours de fond, ne cessent de contester le recours à cette technologie, exigeant le bulletin de vote à remplir par l’électeur. On a l’impression que le leader de l’Engagement citoyen pour le développement (Ecidé), ne fait que reproduire ce que pourvoyeurs lui ont mis dans la bouche.

Que comprendre de cette posture de Martin Fayulu ? Même ses partisans et sympathisants à qui il demande de rejeter la machine à voter, se demandent quelle autre alternative propose leur candidat, au cas où la Céni ne renonçait pas à la machine à voter. Sur ce point, les probables électeurs de Fayulu restent sur leur soif. Aucune réponse précise et claire.

Entre boycott et soulèvement

« Doit-ont boycotter ou se soulever ? », s’interrogent les militants de « Lamuka » qui trouvent en Martin Fayulu, un candidat idéal pour accéder à la magistrature suprême et prendre les rennes du pays. Mais, pour les analystes avertis, la posture de « Lamuka » va bien au-delà du boycott. Ils insinuent plutôt « un soulèvement » dans le discours de Fayulu. Car, argue-t-on, le boycott c’est le fait de dire aux électeurs de ne pas aller voter. C’est différent de leur demander d’aller et de ne pas permettre qu’on installe les Machines.

Or, demander à la population de « ne pas permettre qu’on installe les machines à voter dans les bureau de vote » pourrait être assimilé à un appel à l’insurrection ou au soulèvement. En plus, là où la démarche de la « Lamuka » paraît complexe, c’est quand on sait que le jour des scrutins, il y a une mobilisation totale des forces de l’ordre et de sécurité. Qui plus est, l’armée peut toujours être rappelée en renfort à tout moment, s’il y a débordement ou soulèvement.

Le scénario

Par exemple, on retrouve cinq agents électoraux dans un bureau de vote : quelques observateurs et journalistes. Juste au sortir, il y a des éléments de la Police qui aident un des préposés à la gestion de la file d’attente. D’autres policiers sont campés dans l’enceinte même du centre de vote. Et par bureau, on ne fait entrer qu’un seul électeur. Parce que, c’est à tour de rôle et chaque électeur, du dedans d’un bureau, sera isolé. Par conséquent, ce dernier sera facilement maîtrisable au cas où il voudra semer des troubles.

La question est celle de savoir : comment cela va-t-il se passer dès lors que la répression contre le sabotage électoral sera bien justifiée ?

D’aucuns pensent que, la voie empruntée par le candidat Fayulu avec la bénédiction de trois autres candidats à la présidentielle exclus du processus électoral, est « suicidaire ». Ce qu’il faudra comprendre c’est que, dans l’hypothèse où ce « soulèvement médité » ne réussit pas, ce qui paraît très évident, Fayulu et ses pourvoyeurs seront contraints à l’exil parce qu’ils seront traqués.

Par ailleurs, « Lamuka », disons ses « fondateurs », pour ne pas dire « ses leaders », laissent leurs candidats battre campagne dans l’espoir de les voir gagner quelques sièges au Parlement. Cependant, ils ne veulent pas du mode de scrutin que l’organisateur des élections impose.

Un habitant de Béni (Nord-Kivu) joint au téléphone, a fait part de sa grande déception pour « Lamuka ». « Nous vivons avec une peur permanente des tueries. Et que quelqu’un se présente comme Fayulu pour nous promettre la paix et la fin des tueries, c’est vraiment formidable. Mais quand le candidat nous appelle à affronter Nangaa pour contrer la Machine, c’est là que nous avons du coup réalisé que le messie accueilli n’a pas de recettes magiques que la violence… », a-t-il confié.

Pour les habitants de cette partie du pays qui ont des souvenirs tristes de violences et tueries, c’est un discours creux, difficile à consommer. D’où, les candidats ne devraient pas perdre de vue le fait que, dans leurs discours de campagne, il ne suffit pas seulement de trainer la masse derrière eux et s’enorgueillir. Mais, il faut aussi évaluer l’opinion pour savoir la température d’après le passage. Pour le cas du candidat de « Lamuka », il doit rassurer ses électeurs avec un discours précis du genre : « Allez ou non voter »

 Stanislas Ntambwe

 

 

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