Prévu ce mercredi 10 juillet, le énième report de l’élection du gouverneur et vice gouverneur du Sankuru au 20 juillet 2019 n’est pas du tout apprécié par l’Union Européenne.

Un représentant de l’Union européenne (UE) en République démocratique du Congo a publiquement pointé du doigt Lambert Mende, l’ex-porte-parole du gouvernement sous Joseph Kabila d’être à la base de cette situation. Il l’accuse de déni de démocratie, justifiant les sanctions de Bruxelles à son égard.

“Encore une fois les élections au Sankuru en RDC sont annulées. Encore une fois, Lambert Mende fait obstacle à la tenue d’élections et justifie les sanctions imposées à son égard par l’UE” a posté sur Twitter Guillaume Chartrain, premier conseiller de la délégation de l’UE ce mercredi 10 juillet 2019.

Nous serons vigilants quant aux décisions prises à la suite de ce nouveau déni de démocratie locale“, a ajouté M. Chartrain.

Notons qu’avant la nomination de JM Chateigner comme nouvel ambassadeur de l’UE en RDC, Guillaume Chartrain est le numéro 1 de la délégation depuis que l’ambassadeur de l’UE, le Belge Bart Ouvry, a été invité à quitter le pays par l’ancien gouvernement.
C’était à la veille des élections du 30 décembre dernier.

Lambert Mende est l’une des 14 personnalités sous sanctions de l’UE. Il a été sanctionné pour sa “politique répressive” envers les médias entre 2016 et 2018 quand il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Longtemps seul candidat gouverneur au Sankuru, Mende a saisi la Cour constitutionnelle contre la réhabilitation de son rival Joseph-Stéphane Mukumadi.

Ce dernier avait été rétabli par le Conseil d’Etat après son invalidation pour détention présumée d’une nationalité étrangère.

Notons qu’en dehors du Sankuru, l’élection de Gouverneur s’est déroulée à la province du Sud-Ubangi où Jean Claude Mabenze a été élu.

Thierry Mfundu

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