Un agent sanitaire se prépare à s'occuper de l'entretien des effets dans un centre de traitement Ebola géré par l'ONG ALIMA. Photo: Fiston Mahamba

Suite à plusieurs agressions dont ont été victimes les membres de l’équipe de riposte, un arrêté municipal est en cours d’élaboration et sera signé par le maire de la ville de Beni pour accompagner la riposte contre Ebola, notamment le recours aux forces de l’ordre lors des prélèvements et des enterrements dignes et sécurisés.

Ce document consulté par POLITICO.CD révèle que ces mesures incluent notamment l’autorisation pour les équipes de riposte de faire appel aux forces de l’ordre lors des prélèvements et des enterrements dignes et sécurisés; l’obligation pour la famille d’un défunt de présenter un certificat de décès signé par l’autorité médicale avant d’obtenir un permis d’inhumation; l’obligation pour tout professionnel de santé, guérisseur et tradipraticien de référer tout cas suspect au Centre de Traitement d’Ebola (CTE) sous peine de voir son centre être fermé et d’être interdit de pratiquer toute forme de médecine;…

L’interdiction de délibérément garder un cas suspect et l’empêcher de se rendre au centre de traitement Ebola sous peine d’être sanctionné pénalement conformément à l’article 66 bis du code pénal de la République Démocratique du Congo.

Le dernier bulletin d’information du ministère de la santé note “qu’au total, 188 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 153 confirmés et 35 probablesSur les 153 confirmés, 83 sont décédés et 51 sont guéris”.

Quant à la vaccination, la même source précise que depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 15.279 personnes ont été vaccinées, dont 5.385 à Beni, 4.289 à Mabalako, 1.663 à Mandima, 1.392 à Katwa, 1.100 à Butembo, 434 à Bunia, 355 à Tchomia, 300 à Masereka, 240 à Komanda, 121 à Oicha.

Fiston Mahamba