Il est toujours officiellement interdit d’organiser des activités politiques dans la capitale de la République démocratique du Congo, réitère l’Hôtel de ville de Kinshasa à POLITICO.CD. Cette décision est néanmoins au coeur d’une polémique dans cette ville à plus de 12 millions d’habitants et fortement disputée entre la majorité au pouvoir et l’opposition.

Du côté de l’opposition justement, on fait savoir que le Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) y tient pourtant ses meetings. Le parti présidentiel a notamment organisé des événements dans l’est, dans la commune de N’sele, et à la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) depuis le debut du mois.

Suffisant pour motiver Félix Tshisekedi d’en faire de même. Trois semaines après son élection à la tête de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le fils d’Etienne Tshisekedi s’apprête à tenir un meeting populaire dans le district de la Tshangu, dans la très populaire commune de N’djili.

Outre le fait que seul le PPRD tient des meetings visiblement autorités à Kinshasa, l’interdiction du gouverneur de Kinshasa se heurte pourtant aux affirmations du gouvernement central qui a laissé entendre que celle-ci était levée. Par la ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa, l’exécutif affirme qu’elle cette interdiction qui date de l’année dernière a été lévée; alors que les services d’André Kimbuta démentent cette information. La rédaction des forces de l’ordre est donc attendue au tournant ce 24 avril.

Dans une capitale congolaise où les forces de l’ordre étouffent toute marche de l’opposition depuis 2017, le rendez-vous est donc pris pour le 24 avril pour voir si Félix Tshisekedi pourrait drainer des foules à l’image de son feu père, leader incontesté de l’opposition congolaise; mais aussi pour voir si l’apaisement prôné par le pouvoir sera effectif.