La polémique autour de la nouvelle loi électorale n’en finit pas en République démocratique du Congo. Vendredi dernier, les députés de l’opposition ont claqué la porte de l’hémicycle pour protester contre l’examen de cette loi, accusée de servir les intérêts du pouvoir.

Dimanche, le président de l’Assemblée nationale Aubin, lui-même à l’origine de ce brasier, a entamé des consultations auprès de l’opposition, et même les députés de sa famille politique de la Majorité présidentielle, dont il est le chef.

Cependant, l’opposition reste intransigeante au sujet de la pomme de discorde:  le seuil de représentativité. Initialement fixé à 3% pour les législatives, il a été ramené à 1%, tout en réduisant  aussi le seul des provinciales de 10 à 3%. Toutefois, les députés de l’opposition ne veulent pas simplement en entendre parler:  il doit être élagué du projet de loi sous examen.

L’autre objet de discordance reste la “machine à voter”, rejetée tant pas la majorité que l’opposition.

Aux consultations initiées par Aubin Minaku, les députés de la coalition des partis au pouvoir s’opposent de leur côté au retrait du seuil de représentative. Ils accusent ceux de l’opposition d’avoir une position radicale,  témoignant “leur manque de volonté d’aller aux élections”.

Ces consultations vont néanmoins se poursuivre ce lundi 4 décembre, sans que l’on soit sûr que les deux camps puissent accorder leurs violons.

6 comments

  1. Enlevez cette fameuse proposition de seuil car c’est diabolique dit thomas lokondo.
    Notre pays veut la paix pourquoi vouloir souffrir le peuple Congolais jusqu’à ce niveau là non c trop c trop !!

  2. Le petit-ya-confiance de Kabila, nous citons ce petit Minaku, a une mission precise. Tirer tout en longueur et saboter le processus d’elections credibles qui signifieraient ipso-facto defenestration de son boss illegitimement au soomet et sa bande de jouisseurs PPRD-MP

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