Le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) doit rapidement former un gouvernement et saisir l’occasion, que groupes soucieux de changement politique, déposent les armes, a averti samedi Leila Zerrougui, chef de la Monusco, au cours d’une interview accordée à l’agence de presse Reuters à Dinard où elle était invitée à parler de la violence sexuelle comme arme de guerre.

La victoire de Felix Tshisekedi aux élections du 30 décembre, alors qu’elle était entachée par de nombreuses accusations de fraude, a conduit au premier transfert de pouvoir via les urnes en RDC. La sauvegarde de la situation de sécurité fragile du Congo sera l’une des tâches essentielles pour Felix Tshisekedi, qui n’a pas encore livré l’acte final de la transition.

“Le peuple congolais est dans cette attente, nous ne devons pas le décevoir”, a déclaré Leila Zerrougui, chef de la mission de stabilisation des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en marge du sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 dans l’ouest de la France.

“Cette attente ne devrait pas durer trop longtemps car … la nature a horreur du vide et que de mauvaises choses se passeront si de bonnes choses ne se produisent pas”, a-t-elle déclaré.

“Dans certaines provinces du Congo, des groupes armés ont décidé de déposer les armes”, a-t-elle souligné, citant le Kasaï (centre), l’Ituri (est), le Tanganyika (est) et même certaines parties de la province la plus touchée par la violence, le Kivu.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) /POLITICO.CD