Dans quelques jours, une ordonnance loi sera rendue public pour dévoiler la composition du premier gouvernement de l’ère Tshisekedi. L’expression des ambitions occasionne des télescopes tant au niveau du FCC de Joseph Kabila que du CACH de Félix Tshisekedi.

À l’UDPS précisément, deux ailes qui se sont dégagées depuis la question de succession de Félix Tshisekedi à la tête du parti s’affrontent à distance pour obtenir chacune sa part du butin. Le camp Jean-Marc Kabund-Augustin Kabuya (respectivement président a.i et secrétaire général du parti) qui a élaboré la liste des candidats ministres pour le quota UDPS a simplement mis à l’écart celui de Jacquemin Shabani-Victor Wakenda (l’un président de la CEP et l’autre président de la CD).

Alerté, le président de la Commission Électorale Permanente de l’UDPS, Jacquemin Shabani, sur recommandation de l’Assemblée plénière de la CEP du 7 août, a saisi le président de la République Félix Tshisekedi par une correspondance pour réclamer “3 ministères importants” au compte de l’UDPS dans la prochaine équipe de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Occasion pour la CEP de dénoncer également le mauvais traitement réservé à ses membres par l’exécutif de l’UDPS, incarné par le duo Kabund-Kabuya, quant à la récompense après la victoire à l’élection du 30 décembre 2018.

Aucun de ses membres n’a figuré parmi les 14 conseillers du président nommés à son cabinet dénoncent-elle. Aucun billet de banque n’est entré dans sa caisse depuis l’après 30 décembre 2018, alors que l’équipe travaille sur “un gigantesque projet” pour préparer la victoire de l’UDPS aux élections locales prochaines, et sa victoire aux élections générales de 2023.

Dans l’entre-temps, à l’UNC, un tapis rouge a été étalé à ses membres qui ont travaillé pour la victoire du CACH au sein de cette même CEP, alors que la Commission Électorale Permanente peine à rencontrer Félix Tshisekedi malgré les multiples efforts, s’indigne maître Jacquemin Shabani.

Félix Tshisekedi devenu président de la République, il a légué son pouvoir de président de l’UDPS au secrétaire général Jean-Marc Kabund qui devient président a.i de ce parti. S’appuyant sur les statuts, Jacquemin Shabani et Victor Wakenda ont estimé que c’est un directoire qu’il faut pour diriger le parti dont le président est empêché. Dans la foulée, une rencontre de mise à plat est organisée entre les protagonistes et la hache de guerre semble enterrée.

Pendant ce moment de cessez-le-feu, le président a.i de l’UDPS Jean-Marc Kabund nomme Augustin Kabuya secrétaire général du parti. L’aile Jacquemin Shabani-Victor Wakenda crie au scandale juridique et l’huile est remise sur le feu.