Amy Maxmen est un écrivain scientifique primé qui couvre les enchevêtrements de l’évolution, de la médecine et des personnes à l’origine de la recherche lit-on dans la biographie publiée sur son site internet. Ses histoires paraissent dans Wired, National Geographic, Nature et le New York Times, entre autres.

La scientifique, actuellement journaliste principale à Nature, un média basé à San Francisco est critique face à la concentration à Goma (plus de 300 kilomètres de l’épicentre de la maladie à virus Ebola) d’au moins 70 organisations impliquées dans la lutte contre la dixième épidémie d’Ebola que vit la République Démocratique du Congo.

“Plus de 70 groupes d’aide humanitaire se battent contre Ebola. Mais où sont-ils? Comme vous le voyez ici (se référant à une carte illustrant son tweet), le plus grand nombre se trouve à Goma, une belle ville montagneuse située à deux jours de route de l’épidémie et de la violence à l’est de la RDC.”

“Et même dans les zones où Ebola se propage, vous pouvez constater que le nombre de groupes d’aide et de points névralgiques n’est pas corrélé (carte du dernier rapport de situation de l’OMS et du ministère de la santé de la RDC)” s’indigne Amy Maxmen.

La journaliste, qui pour sa couverture de l’épidémie d’Ebola, a remporté le prix Science in Society Journalism Award de la National Association of Science Writers et le prix Bricker de Science Writing in Medicine indique qu’elle n’arrive pas à obtenir beaucoup de réponses à cette question.

Amy Maxmen reste cependant convaincue que l’argent et “l’expertise” à une distance de sécurité peut aider, “mais ce qui compte vraiment, c’est le travail qui se déroule sur ces chemins rouges et poussiéreux à travers la forêt, et le maintien de cet effort. Alors, quand les ONG disent qu’elles aident, demandez où et comment” poursuit-elle dans la série de tweets.

“Cette déconnexion importe parce que le virus Ebola a toujours été combattu de quartier en quartier. La réponse à Ebola implique un travail «en cuir de peau» consistant à rencontrer les gens, à expliquer la maladie, à prendre les températures, à vacciner, à soigner les malades et les morts dans les communautés. C’est un travail lent et difficile” rappelle Amy Maxmen.

L’article publié en 2018 sur le paludisme en Asie du Sud-Est par Amy Maxmen s’est classé premier dans la catégorie santé publique de l’Association of Health Care Journalists.

Avant de se mettre à l’ écriture, Amy Maxmen a obtenu un doctorat de l’Université de Harvard en passant beaucoup de temps dans l’océan et à côté d’un microscope à Honolulu conclut sa biographie consultée par POLITICO.CD.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD

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