Des sources de la mission Onusienne en République Démocratique du Congo ont annoncé que plus de 535 corps ont été enterrés dans les tombes communes et 111 personnes ont été blessées durant les affrontements interethniques sanglants survenus à la veille des élections dans plusieurs localités du territoire de Yumbi dans la province du Maï-Ndombe à l’ouest de la RDC.

Ces violences avaient été à la base du report par la commission électorale nationale indépendante, CENI, des élections dans cette zone à l’instar de la ville de Beni et du territoire portant le même nom et à Butembo, suite à la recrudescence de la maladie à virus Ebola.

Dans un communiqué publié ce jeudi par l’organisation des Nations unies et parvenu à POLITICO.CD ce vendredi, outre les dégâts humains, la région de Yumbi a connu de pertes énormes de ces infrastructures de base et les déplacements massifs des habitants, rendent la région semblable à un site fantôme.

“967 biens, y compris des églises, des écoles et des centres de santé, ont été pillés ou détruits et au moins 363 bateaux ont été détruits” écrit le communiqué consulté par POLITICO.CD.

Environ 16 000 personnes auraient fui Yumbi et ses environs vers différents lieux, dont “environ 7 000 personnes qui, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), ont cherché refuge en traversant le fleuve pour se rendre en République du Congo. La mission a indiqué que la situation en matière de sécurité était actuellement relativement calme, les forces de sécurité nationales s’étant déployées dans la région”.

*Fiston Mahamba (@FMLarousse)*