Corneille Nangaa ne s’en cachait pas. Avec les machines à voter, les résultats des élections arriveraient plus vite que prévu. « Si on vote le 23 décembre, nous aurons les résultats dès le soir de Noël », lançait-t-il devant la presse étrangère le 7 décembre dans son bureau de Kinshasa.

Mais aujourd’hui, cinq jours après ces élections initialement reportées au 30 décembre, le président de la CENI n’a plus la même précipitation. Au contraire, les résultats se font attendre.  Corneille Nangaa n’est toujours pas certain de les publier le 6 janvier comme prévu. « Nous ne dormons pas. Nous faisons de notre mieux pour qu’on publie les résultats 6 janvier, Mais si on n’y arrive pas, à l’impossible nul n’est tenu », a-t-il à nos confrères de l’AFP.

Il estime cependant que l’envoie des résultats via la machine à voter aurait pu être plus rapide. «  On pensait qu’on pouvait transmettre les résultats à partir de la machine à voter pour nous aider à publier rapidement les résultats, personne n’avait voulu cette procédure », dit-il.

Durant les élections de 2011 pourtant, les élections ont eu lieu sans machines à voter le 28 novembre et la CENI, dirigée à l’époque par le pasteur Ngoy Mulunda,  avait commencé  à publier les résultats provisoires dès le 9 décembre 2011, pour avoir les résultats définitifs le 18 décembre de la même année.

Selon des sources concordantes, la CENI ne disposerait que d’une vingtaine de pour cent de résultats compilés à ce jour. Jeudi, les prêtres Catholiques, qui dispose d’une mission d’observation de plus de 40.000 personnes, ont affirmé avoir le nom du gagnant de cette Présidentielle, appelant la CENI à dire la vérité des urnes.

L’UA, la SADC, l’opposition, et même les Etats-Unis ont également systématiquement appelé la Commission électorale congolaise à publier « la vérité des urnes ».