Il est la surprise de cette présidentielle du côté du pouvoir. Chantre d’un troisième mandat pour le président Joseph Kabila, l’élu et réélu de Masimanimba avait choisi, contre toute attente, de briguer lui-même la magistrature suprême. Une volte-face qu’il ne s’expliquera d’ailleurs pas. A la place, l’ancien ministre a fait profil bas, préférant s’envoler pour un long séjour entre Paris et Washington.

«Le Congo n’est pas une forteresse muni d’un pont-levis. Le Congo est une part du monde et certainement plus encore car il est au centre d’enjeux planétaires du fait de ses fabuleuses ressources naturelles », explique-t-il.

Dans son luxueux manoir à Paris, où il a posé ses valises depuis son retour d’un long séjour au Texas, au sud des Etats-Unis, il accepte de se confier, expliquant notamment sa vision politique, tout balayant d’un revers de la main un quelconque rapprochement avec l’opposition politique.

« Dans un espace idéologique, explique-t-il, on peut trouver des personnes se réclamant de la même pensée, mais s’opposent dans la manière de mener les réalisations. Cela ne me classe pas dans l’opposition. Je ne partage pas la même idéologique que les leaders de l’opposition. »

Pour Kin-kiey Mulumba, Joseph Kabila reste encore la meilleure solution pour le Congo. « Le Président Kabila a réalisé une œuvre pas parfaite, mais mérite d’être poursuivi. Je m’inscris dans la continuité et l’intensification de l’œuvre politique. Il me parait important de garder le cap et surtout d’intensifier la reconstruction de notre pays. » explique-t-il.

L’ancien ministre annonce son retour prochain au pays pour y présenter un nouveau programme de gouvernement dénommé « ENACE». « Il est bon de rester à l’écoute de tous selon notre méthode d’approche de prédilection ENACE, entendre, apprendre, comprendre, entreprendre», assure-t-il.