Selon ce média qui dit avoir contacté l’administration de la maire de San Vito, le nom de Moïse Katumbi apparaît dans le registre de cette municipalité avec la date de naissance identique à celle qui figure sur tous les documents officiels de l’ancien gouverneur de l’ancienne province du Katanga, soit le 28 décembre 1964.

L’extrait de la réponse qu’a fournie la mairie à la demande de Jeune Afrique sur la détention ou nom de la nationalité de la nationalité italienne par Moïse Katumbi est traduit comme suit :

“Suite à votre demande, nous vous informons que, dans les actes d’état-civil de la mairie, il résulte ce qui suit : -Moïse Katumbi d’Agnano, a acquis la nationalité italienne le 13 /10/ 2000, a perdu la nationalité italienne le 13/01/2017″.

Ce qui certifie pour Jeune Afrique que Moïse Katumbi a été détenteur d’une double nationalité : congolaise et italienne pendant 17 ans. La double nationalité est interdite en RDC en vertu de l’article 10 de la constitution congolaise qui stipule que : ” La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut-être détenue concurremment avec une autre.” Ainsi donc Moïse Katumbi pourrait-être disqualifié dans la course à la présidentielle du 23 décembre 2018 à laquelle il s’est porté candidat et soutenu par sa plateforme électorale Ensemble qu’il a lancée en Afrique du sud début mars.

Cependant selon toujours la législation congolaise, Moïse Katumbi peut encore recouvrer sa nationalité congolaise en enclenchant “la procédure prévue par la loi pour recouvrer la nationalité congolaise”, avait déclaré le ministre de la justice Thambwe Mwamba à Jeune Afrique toujours.

Moïse Katumbi s’est jusqu’ici défendu d’avoir détenu une nationalité italienne. Sa plateforme Ensemble par la bouche de son vice-président Pierre Lumbi a défendu à la Majorité présidentielle de soulever cette question de nationalité car “ça peut nous amener loin“, avait-il déclaré lors de la conférence de presse tenue à Kinshasa sur la restitution des assises de Johannesburg.