La marche des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila a été dispersée par la police, dimanche 25 février, dans plusieurs villes de la RDC. A la cathédrale de Kisangani, dans le nord-est du pays, les interventions policières auraient fait au moins deux morts et plusieurs blessés, selon l’Organisation des nations unies (ONU).

Pour la troisième fois en deux mois, les fidèles ont persisté à vouloir défiler contre la « dictature » de Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016, à la sortie de la messe, mais ils se sont heurté aux forces de l’ordre.

Les “marches pacifiques” des catholiques avaient été interdites à Kinshasa, samedi 24 février. La police s’était donné pour objectif de faire “zéro mort”lors de cette troisième marche. Les deux précédentes, les 31 décembre et 21 janvier, avaient fait une quinzaine de morts selon l’Eglise, deux d’après les autorités.

Le Comité laïc de coordination (CLC), qui organise ces marches, note de son côté que pas moins de 3 millions de personnes ont marché dans les rues du pays. Un chiffre qui reste contesté par les autorités.  Dans un communiqué, le CLC confirme affirme: « Il n’y aura pas de répit pour le pouvoir en place tant que nous n’aurons pas retrouvé notre dignité et notre liberté ».