Une championne des droits de l’Homme à la tête de la Monusco

Le départ sur la pointe de pieds du contesté nigérien Maman Sidikou est désormais acté. Il va être remplacé dès février 2018 par l’Algérienne Leila Zerrougui, à la tête de la plus grande mission de maintien de la paix de l’ONU dans le monde, a annoncé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres le mercredi 27 décembre.

Détail clé, alors que Kinshasa est dans le viseur de la Communauté internationale pour sa répression vis-à-vis de l’opposition et des mouvements citoyens, l’ONU a décidé de lui envoyer une spécialiste des droits de l’homme et de la justice.

En effet, Mme Zerrougui, qui a déjà travaillé comme adjointe de la Monusco entre 2008 et 2012, avant d’être nommée représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés par le secrétaire général des Nations unies, est une Juriste de formation et très remarquée pour son engagement en faveur des droits de l’Homme.

Elle a été membre du Groupe de travail sur la détention arbitraire au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies depuis 2001, et a été Présidente et Rapporteure du Groupe de travail de 2003 à 2008. Elle avait auparavant servi en tant que membre expert au sein de groupes de travail et de comités de la Commission des droits de l’homme.

Avant d’assumer ses engagements internationaux, Mme Zerrougui a mené une longue carrière dans la justice algérienne et a été nommée à la Cour suprême de l’Algérie en 2000. Elle a été juge des mineurs et juge dans un tribunal de première instance de 1980 à 1986, ainsi que juge de cour d’appel de 1986 à 1997.

De 1998 à 2000, Mme Zerrougui a servi comme conseillère juridique au cabinet du ministre de la justice algérienne, puis de 2000 à 2008 comme conseillère juridique au cabinet du Président Bouteflika, Elle a aussi occupé plusieurs fonctions élevées au sein du gouvernement algérien et a été membre de la Commission Nationale pour la Réforme du Système Judiciaire.

A Kinshasa, elle trouvera une situation tendue, alors que l’année est normalement électorale, sans oublier une mission onusienne de plus en plus décriée.

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