Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo MwanaNyembo a annoncé des perspectives meilleures de croissance économique en 2018, au cours d’un point de presse tenu cette semaine à Kinshasa, à l’issue de la 11ème réunion du comité de politique monétaire (CPM).

«Nous continuons à œuvrer pour maintenir la stabilité du taux de change, celle des prix et autres », a rassuré Deogratias Mutombo, ajoutant que la République démocratique du Congo (RDC) ne connaîtra pas un lendemain instable, à l’instar des quatre derniers mois de l’année sous examen.

Cela doit se consolider sur fond de l’encrage budgétaire et d’une politique monétaire restrictive. Il n’y aura plus de déficit budgétaire, en termes consolidés de tous les comptes du trésor pour améliorer nettement la situation financière de l’Etat de manière définitive, a-t-il souligné.

«C’est un engagement que nous avons pris », a poursuivi le gouverneur de la BCC, laissant entendre que l’institut d’émission continue d’œuvrer pour maintenir cette stabilité et la consolider par l’augmentation des recettes de l’Etat et ce, en appliquant de manière progressive, les 28 mesures économiques prises au niveau du comité de pilotage stratégique.

Cependant, Moody’s Investors Service a dégradé la perspective de notation de la RDC vers une option plus négative, B3. Selon cette agence financière internationale, la perspective négative “reconnaît l’augmentation significative de la volatilité macroéconomique et des pressions externes dans un contexte politique national de plus en plus polarisé, avec des risques à la baisse pour l’économie, la position extérieure du pays et le soutien financier international“.

La volatilité macroéconomique devrait rester élevée jusqu’à l’élection présidentielle prévue pour la fin de 2018“, dit un communiqué publié vendredi sur le site internet de Moody’s.

Pour Moody’s, la polarisation accrue de la scène politique nationale du pays se révèle préjudiciable à l’économie, au soutien international et au profil de crédit du pays. “La relation entre la majorité au pouvoir et l’opposition est de plus en plus tendue, suite au report des élections présidentielles depuis décembre 2016, à la mort du leader historique de l’opposition, Étienne Tshisekedi, en février 2017, puis à l’effondrement de le fragile accord existant entre les deux parties sur l’organisation future des élections“, note l’agence parmi les raisons de cette dégradation.