C‘est la plus terrible attaque contre les forces de l’ONU en République démocratique du Congo. Au moins 15 casques bleus tanzaniens ont été tués et 53 autres blessés par des hommes armés à Semuliki, dans la province du Nord-Kivu, dans le nord-est du pays. Les FARDC, l’armée congolaise, font état d’un officierblessé et d’un soldat manquant à l’appel, ainsi que de 72 attaquants tués.

Les condamnations sont unanimes, surtout du côté des Nations Unies. Le Secrétaire général Antonio Guterres a rapidement réagi, se disant “outragé” par cette attaque qui constitue, pour lui, un crime de guerre.  “C’est la pire attaque contre des soldats de la paix des Nations unies dans l’histoire récente de l’organisation“,  affirme M. Guterres.

La classe politique congolaise par contre, reste partagée entre indignation et suspicions contre le régime de Kinshasa.

[Les hommes] de la MONUSCO ont été tués dans une embuscade bien planifiée, préméditée et délibérée – une sorte d’attaque militaire bien orchestrée. Une embuscade ne peut réussir que s’il y a des informations préalables sur le mouvement de la cible. Maintenant, les questions sont: qui savait quoi, quand et pourquoi?”, lance Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi via son compte Twitter.

Du côté du pouvoir, cette sortie est plus que déplacée. “Chaque jour qui passe, ce Monsieur perd de plus en plus la raison et tout crédit. Il ne mérite même pas que l’on s’intéresse à ses âneries“, république un proche du pouvoir, sous le sceau de l’anonymat.

Pour l’opposant Moïse Katumbi, cette “choquante attaque contre la MONUSCO doit nous alerter sur l’urgence de rétablir la paix dans une RDC où l’Etat a démissionné