Pour Lambert Mende, l’accord du 31 décembre prévoyait un report des élections

Pour Lambert Mende, l’accord signé entre le Pouvoir et l’Opposition la nuit de la Saint-Sylvestre à Kinshasa, ne remplace nullement la Constitution du pays. De plus, celui-ci ne se substitue pas à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seul organe habilité à convoquer le corps électoral.

Certes, explique M. Mende,  les parties prenantes ont convenu de l’organisation des élections en une seule séquence présidentielle, législatives nationales et provinciales au plus tard en décembre 2017, mais, par souci de prudence et de réalisme, elles ont pris soin de préciser ce qui suit : « Toutefois, le Conseil National de Suivi de l’accord et du processus électoral, CNSA, le Gouvernement et la CENI peuvent unanimement apprécier le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections ». Pour lui, ceci “constitue une disposition spéciale dérogatoire au principe général fixant la date des scrutins au plus tard en décembre 2017.

Rien dans ce qui vient d’être énoncé ne confie à une autre instance que la CENI la compétence d’organiser les élections“, ajoute le ministre congolais dans son long discours.

Au sujet du Conseil national de Suivi de l’accord et du Processus électoral (CNSA), Lambert Mende reconnaît un “léger retard enregistré dans sa constitution” du fait, explique-t-il, du déplacement “impromptu à l’étranger du Président du Sénat qui avait reçu du Chef de l’Etat, mandat d’en finaliser le processus avec son collègue de l’Assemblée Nationale, le Gouvernement et la CENI ne peuvent qu’attendre la constitution dudit CNSA pour procéder à l’évaluation du temps nécessaire pour la tenue du scrutin.

Cela n’empêche pas la CENI qui dispose du monopole constitutionnel de l’organisation du processus électoral de faire état des difficultés et contraintes nécessitant la tenue de la tripartite sus-évoquée entre elle, le Gouvernement et le CNSA“, jusstifie-t-il, avant d’ajouter: “sans que la CENI n’ait constaté de difficultés à organiser les trois scrutins au plus tard en Décembre 2017, il ne serait pas possible d’envisager la tenue de ladite tripartite

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