Troisième ville de la République démocratique du Congo, Goma compte plus d’un million d’habitants. La ville est située sur les rives du lac Kivu, à l’est de la RDC, où le virus Ebola a touché des communautés de la province du Nord-Kivu (Butembo, Beni et Katwa). Aux côtés du gouvernement, l’organisation mondiale de la santé, OMS et ses partenaires préparent conjointement Goma à toute éventuelle épidémie d’Ebola. Ils visent à protéger Goma en mettant un terme à toute propagation du virus lit-on dans un article sur le site de cette organisation internationale.

Le Dr Ramses Kalumbi est membre de l’équipe de lutte contre le virus Ebola de l’OMS, en qualité de chef de l’équipe de surveillance, qui supervise toutes les activités de suivi et de surveillance dans le Nord-Kivu et en Ituri.

Chaque matin, une équipe de médecins se rend dans plusieurs centres de santé et communautés de Goma à la recherche de cas possibles d’Ebola. En cas d’alerte lorsque des cas suspects sont signalés par les établissements de santé, les chefs de communauté ou les familles sont dirigés vers des centres de dépistage spécialisés à Goma.

Alliance Honoré est en charge du centre d’appel Goma Alert. Lorsqu’elle reçoit un appel concernant un cas suspect, de l’hôpital ou de la communauté, elle envoie une équipe d’enquêteurs directement sur les lieux.

Elisabeth Mwai fait partie des équipes qui mobilisent quotidiennement les communautés pour partager des informations sur Ebola, gérer les rumeurs et expliquer ce que les communautés doivent faire pour se protéger du virus Ebola.

Une équipe d’intervention rapide est en place et effectue des exercices de simulation en prévision d’une éventuelle épidémie. Ceux-ci incluent comment porter des matériaux de protection et comment impliquer les familles touchées.

Les équipes de contrôle de la prévention des infections s’emploient en grande partie à améliorer les procédures d’assainissement et d’hygiène au sein des communautés. Cela comprend le lavage des mains, la désinfection et la décontamination.

En RDC, les guérisseurs traditionnels tels que Bahati Sabdimana Faustin jouent un rôle important dans le soutien de leurs communautés et dans la sensibilisation des communautés aux dangers d’Ebola. Faustin a appelé le centre d’alerte chaque fois qu’il soupçonne qu’un de ses patients présente des symptômes pouvant être le virus Ebola.

Les hôpitaux de Goma ont été préparés à détecter les cas suspects et à suivre le processus de référence.

Ici, le Dr Fatoumata Keita, membre de l’équipe de surveillance, explique aux médecins comment dépister rapidement les cas suspects.

En collaboration avec les autorités nationales, l’OMS appuie également la planification de la préparation aux points d’entrée dans les aéroports, les points de passage terrestres et les ports. L’OMS aide à la formation à chaque point d’entrée.

Une équipe, assignée chaque jour à chaque point d’entrée et de sortie, contrôle les voyageurs.

S’engager et faire preuve d’empathie auprès des familles qui doivent passer par le processus de dépistage et de test est une partie essentielle du travail quotidien du Dr Kalumbi.

Ici, le Dr Kalumbi persuade une famille de Goma de permettre à l’un de leurs proches d’être emmené dans un centre de traitement d’urgence (ETC) pour être examiné et testé. Ces négociations peuvent être difficiles et émotives, et le tact et la patience sont nécessaires. Dans ce cas, les tests sur le patient étaient négatifs et il a été rendu à sa famille.

La vaccination est un moyen de protéger les agents de santé et les communautés qu’ils desservent contre Ebola. Les agents de santé susceptibles d’entrer en contact avec la maladie sont tous vaccinés.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD avec OMS

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