Dans un communiqué de presse publié par Bertrand Bisimwa, président de cet ancien mouvement rebelle défait militairement par les Forces armées de la RDC en 2012, dément toute tentative de déstabilisation de la RDC par ses troupes réfugiés en Ouganda et au Rwanda.

“Par ailleurs, notre mouvement estime que les autorités actuelles de la RDC issues de l’opposition ont une connaissance suffisante de la crise dans l’Est de la République et sont donc outillées pour y mettre fin conformément aux différents instruments de paix signés par la République” écrit le document consulté par POLITICO.CD.

Le M23 précise que des instruments de paix tels que l’accord de paix signé le 23 mars 2009 à Goma entre gouvernement et le Congres National pour la Défense du Peule, CNDP; l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la région signé à Addis-Abeba le 24 février 2013 ; les déclarations de Nairobi signées le 12 décembre 2013 par le gouvernement et le Mouvement du 23 mars sont les bases sur lesquelles une restauration de la paix dans la partie orientale du pays doit être entreprise.

Dans une déclaration faite en août 2018, le Mouvement du 23 mars menaçait de reprendre les armes si les élections n’étaient pas inclusives.

“Cependant cette attitude d’abstention ne sera maintenue que si et seulement si le processus électoral actuel se révèle plus inclusif, transparent et libre de manière à garantir toute la confiance des électeurs” averti le mouvement dont les troupes sous la conduite du général autoproclammé Sultani Makenga.

Le Mouvement du 23 mars, M23, déclare qu’il ne reprendra le dialogue qu’avec des dirigeants tributaires d’une véritable légitimité à l’issu des élections jugées réellement crédibles pour la mise en œuvre des différents accords de paix librement signés avec la République Démocratique du Congo.

Fiston Mahamba (@FMLarousse)