John Murton, ambassadeur du Royaume-Uni en RDC, annonce que son pays est disposé à envoyer des experts techniques pour évaluer la machine à voter, que la CENI veut imposer aux prochaines élections du 23 décembre 2018, mais que l’opposition congolaise redoute.

Pendant notre réunion avec la Commission électorale, nous avons reçu une invitation d’envoyer des experts techniques pour évaluer les soi-disant machines à voter (…), alors nous acceptons cette invitation”, avait précisé mardi sur Twitter John Murton.

Au terme de sa visite de trois jours en RDC,  la ministre britannique pour l’Afrique, Harriett Baldwin, est restée réservée au sujet cette machine à voter. Elle a jugé qu’il était “très tôt” pour exprimer une opinion. « Nous n’avons pas encore eu le temps de l’expérimenter”, a-t-elle déclaré.

L’Église catholique et les organisations de la société civile dénoncent également cette machines à voter. Le Comité Laïc de coordination, une structure catholique, affirme que ces machines risquent de plonger « inutilement » le pays dans un cycle de Violences. »

« Le CLC attire l’attention des partenaires sur le fait que le manque de confiance des électeurs dans l’institution organisatrice demeure un sujet plus que préoccupant« , dit-il dans un communiqué publié le week-end dernier, et qui « exige une solution urgente« , appelant la CENI à « retirer immédiatement son projet de machine à voter. »

Le Groupe d’étude sur le Congo a de son côté publié une analyse sur cette machine à voter qui va dans le sens de décourager la persistance de la CENI à utiliser cet outil qui multiplie des incertitudes et des inquiétudes quant à l’issue heureuse du processus électoral.

 

De son côté, le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, cité par média allemand Deutsche Welle, affirme que deux appels d’offre internationale dont un pour l’audit du fichier électoral et l’autre pour la certification de la machine à voter ont été lancés.