Une plainte a été formellement déposée cet après-midi à Genève en Suisse contre les autorités congolaises par les avocats de Moïse Katumbi, leader du G7 et candidat à la Présidentielle censée se tenir avant la fin de l’année en cours. La plainte vise le gouvernement contre ce que l’opposant qualifie “d’acharnement persistant” dont il ferait l’objet, lui et ses proches.

Lors d’une conférence à l’issue du dépôt de cette plainte, Moïse Katumbi a toutefois dit ne pas se faire d’illusions pour renverser la décision de la justice congolaise prise contre lui l’année dernière. L’ex gouverneur du Katanga est en effet condamné à trois ans de prison fermes pour une affaire de spoliation de biens privés, toutefois dénoncée, et qui lui prive de la Présidentielle.

Je devrais d’abord épuiser toutes les voix pacifiques. C’est pourquoi je suis ici à Genève aujourd’hui. C’est parce que je suis légaliste. Et, le plus important pour moi c’est d’avoir aujourd’hui porté plainte. Vous avez dit que le président Kabila ne respecte rien, là c’est son problème. Moi je suis un homme d’avenir. Nous devrons voir l’avenir. “, explique Moïse Katumbi.

Moïse Katumbi met tout aussi en garde contre le report des élections attendues, selon lui, en novembre 2017; évoquant l’application de l’article 64 de la constitution, qui ‘appelle à se soulever contre toute violation de la loi fondamentale

C’est au mois de novembre 2017 où on doit normalement organiser les élections (…) Il [Joseph Kabila] ne veut pas accepter même l’argent de la Communauté internationale pour organiser les élections. C’est pourquoi j’ai parlé de l’article 64. Nous allons, avec la population, amener ce changement là, s’il [Kabila] ne veut pas amener ce changement. Et tout est possible, la plus grande armée au monde c’est le peuple“, ajoute-t-il.