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A Kinshasa, les réactions continuent au sujet des propos à Kalemie de Joseph Kabila, vendredi 24 juin 16, sur la tenue des élections en RDC. De Kindu où il se trouve, Emmanuel Ramazani Shadari, député et secrétaire Général Adjoint du PPRD, a accordé une interview à POLITICO.CD. Il soutient la position du chef de l’Etat et propose, au nom de son parti, que les élections locales inaugurent ce nouveau cycle électoral. « Respecter le délai national signifie quoi ? Cela ne signifie plus rien dans ce pays parce que tous les paramètres sont clairs. Le délai constitutionnel ne sera pas respecté. Il n’y aura pas élection en décembre. Et il n’y aura rien. Il n’y aura ni chaos ni problème (…). Le Président reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président élu. La CENI qui organise les élections nous a déjà dit que sur base d’éléments techniques pour aller à l’enrôlement il faut plusieurs paramètres. Il y aura ensuite un calendrier électoral et enfin des élections. Ils (opposants) sont à la recherche des postes. Nous parlons avec eux. C’est des amis et des collègues. Ils savent qu’il n’y aura pas élection, mais ils ne peuvent pas se taire parce que c’est des bonnes guerres. Nous le PPRD, nous allons demander qu’on commence avec les élections locales. » Vous pouvez l’écouter ici.

Joseph Kabila poursuit son séjour dans l’Ex-Katanga. A Kalemie, vendredi 24 juin 16, il a soutenu la poursuite du processus électoral, en demandant à la population congolaise de participer à l’enrôlement des électeurs au mois de juillet. «Depuis l’aéroport, j’entends des gens dire ’’restez’’. Nous sommes en démocratie et nous devons organiser des élections dans tout le pays. Donc, il faut se préparer pour le processus électoral, qui démarre en juillet jusqu’à l’organisation des élections» (…) Je voudrais m’adresser à tout le pays à travers la population de Kalemie. Bientôt nous allons entamer le processus électoral. Les vieux, les jeunes, les mamans et papas doivent se préparer pour les opérations d’enrôlement des électeurs au mois de juillet prochain», a dit le président de la république. Il a également demandé à la population "de se désolidariser avec les semeurs de troubles"

Les députés européens ont demandé au Président Joseph Kabila, dans un communiqué publié ce jeudi 23 juin 2016, de démissionner le 20 décembre 2016. « Lors de la 31e session de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE des 13-15 juin, les députés européens et leurs homologues des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont approuvé à l'unanimité une résolution qui condamne tous les actes de violence politique et appelle à un "déroulement réussi et en temps opportun des élections, qui seront cruciales pour la stabilité et le développement à long terme du pays et de la région entière (…) Dans les deux textes, les députés ont souligné que le Président Kabila, au pouvoir depuis 2001, est tenu de démissionner le 20 décembre 2016 étant donné que le mandat du Président de la RDC est limité à deux mandats en vertu de la Constitution congolaise. En n'ayant pas encore déclaré qu'il le ferait, le Président Kabila contribue à exacerber les tensions politiques dans le pays », dit le communiqué. Pour ce qui est de l’Est de la RDC, le Parlement européen se dit préoccupé par "l'escalade de la violence et l'alarmante situation humanitaire se détériorant" « Les députés européens invitent toutes les parties se battant dans le nord-est du Congo à mettre "fin à la violence, déposer les armes, libérer tous les enfants de leurs rangs et à promouvoir le dialogue" vers une solution pacifique, dans une résolution votée jeudi, après un débat mercredi. "Il ne peut y avoir d'impunité pour les …

La Commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE) a accusé dimanche 29 mai 2016 la Monusco de bloquer le processus électoral RDC. « La commission Africaine pour la supervision des élections,  CASE en sigle, constate non sans regret que la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) prend beaucoup trop de temps pour rendre public  le Rapport d’Experts dépêchés en RDC par les Nations Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en vue d’évaluer,  en toute objectivité,  le processus électoral congolais. La CASE s’étonne que la MONUSCO, incapable d’éclairer les Congolais et tous les citoyens du monde sur les conclusions de ladite mission, laisse l’opinion se nourrir des rumeurs et de la spéculation à la manière d’une simple organisation locale. Cette situation étant sérieusement et historiquement grave aux yeux des Congolais, la CASE invite la MONUSCO et son Chef, à présenter à la nation congolaise par voie de presse et sans délai, les conclusions non falsifiées de ladite mission et de fixer les acteurs en présence,  une bonne fois pour toutes,  quant à la faisabilité ou non des élections dans le délai constitutionnel » dit l’organisation dans une déclaration envoyée notamment à POLITICO.CD L'intégralité de la déclaration ici: Déclaration d’observation n°22/16 Incapable de rendre public  le rapport d’évaluation électorale, la Case accuse la Monusco de bloquer pour sa part,  le processus électoral en RDC. La commission Africaine pour la supervision des élections,  CASE en sigle, constate non sans regret que la Mission de l’Organisation …

Sénateurs américains ont demandé, vendredi 27 mai 16, à l'administration du président Barack Obama, d’appliquer des sanctions ciblées contre des auteurs et des commanditaires des violences et d’atteintes aux droits de l’homme en RDC dans un contexte pré-électoral. Les sénateurs démocrates Richard Durbin, Edward Markey et Christopher Murphy ont déclaré avoir présenté vendredi une résolution au Sénat cette semaine mettant la pression pour que Kinshasa organise les élections dans le délai constitutionnel pour une passation démocratique de pouvoir en 2016. Les sanctions ciblées portent notamment sur les interdictions de visa et le gel des avoirs jusqu’à obtenir une passion démocratique de pouvoir dans le délai constitutionnel. .@SenatorDurbin @ChrisMurphyCT & I are calling 4 sanctions if Kaliba refuses democratic transition of power in #DRC https://t.co/izuEdVeDOf — Ed Markey (@SenMarkey) 27 mai 2016 Cette sortie médiatique rejoint la prise de position du sénateur républicain Jeff Flake qui espère travailler avec les démocrates sur cette question. Pour rappel, l’ambassade américaine, l’Union européenne, le Royaume Uni, la France ont déjà plusieurs fois dit qu’ils envisagent des sanctions ciblées en RDC. Pour sa part, le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale de la RDC, a dit mardi 24 mai 16 suivre avec grande préoccupation les déclarations des certains représentants de certains partenaires, en rapport avec la situation politique en RDC. « Il note avec regret que ces déclarations interviennent sur des questions de politique intérieure et sont de plus en plus assorties de menaces de recours à d’éventuelles sanctions», avait-il dit dans …

L'Union européenne a appelé , dans un communiqué publié ce lundi 23 mai 2016, le Gouvernement de la RDC et toutes les autres parties concernées « à créer urgemment les conditions nécessaires pour la tenue de scrutins libres, transparents, inclusifs et pacifiques, et notamment les élections présidentielles et législatives ». « Tout en prenant note de l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 11 mai 2016, l'UE souligne qu'un gouvernement démocratique fonde sa légitimité sur des élections régulières et dans les délais stipulés par la Constitution, que l'organisation des élections est la responsabilité du gouvernement, et que le manque de clarté à cet égard constitue actuellement un grand facteur d'instabilité dans le pays », déclare l’Union européenne. L’instance européenne pointe du doigt directement la CENI. « L'UE appelle les autorités congolaises à redémarrer au plus vite le processus électoral en franchissant des étapes concrètes. Conformément à la résolution 2277 du CSNU, elle invite la CENI à communiquer dans les plus brefs délais un calendrier révisé et des options qui permettent aux divers acteurs politiques de se prononcer sur la situation. Elle demande au Gouvernement de la RDC d'élaborer rapidement un plan de déboursement pour les élections ainsi que d'actualiser les listes électorales. Seul un engagement clair du gouvernement, tant politique que financier, permettra à l'UE d'apporter son soutien, au processus électoral en particulier. » L'UE exprime également sa préoccupation quant « aux entraves au débat politique en RDC » notamment à Lubumbashi, Goma et Kinshasa. « L'appel au dialogue politique doit nécessairement aller de pair avec le droit de …

Selon une équipe d'experts onusiens sur les questions électorales, c’est possible d’organiser l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel. Un rapport encore confidentiel remis ce weekend à New York explique que cela est possible sans révision du fichier électoral. Impossible rétorque la CENI, citée par RFI, qui pense que même sans révision du fichier, la présidentielle ne pourrait se tenir qu'en avril 2017.

A Lubumbashi, les partisans de Katumbi sont dans la rue à chaque audition de leur champion. A Kinshasa, le G7, le Front Citoyen et la Dynamique de l’opposition  annoncent des actions communes à partir de la fin du mois. A Goma, les militants de la LUCHA donnent de la voix à propos des massacres dans le territoire de Beni. Que demande le peuple avait-chanté Félix Wazekwa ? Le maitre-cuisinier a le choix. Le caricaturiste de POLITICO.CD a politiqué !

« Les profits tirés de contrats miniers secrets » risquent de financer illégalement la campagne pour l’élection présidentielle qui est prévue pour cette année en RDC, a déclaré Global Witness dans un rapport publié le 4 mai 2016. « Avec la bataille politique acharnée qui se profile à l’horizon, le risque existe que de nouveaux contrats secrets soient conclus au Congo et qu’une partie des profits découlant de ces transactions soit versée dans des fonds clandestins et utilisée pour influencer ou reporter les élections », a dit Nat Dyer, chef de l’équipe en charge du Congo à Global Witness. « Pour éviter que cela ne se produise, le Congo doit publier des informations complètes sur toutes les ventes de ressources naturelles, notamment des renseignements sur les bénéficiaires réels des sociétés impliquées. » Rappelant les Panama Papers, Global Witness dit fonder ses inquiétudes sur « des preuves provenant des élections congolaises précédentes, à l’occasion desquelles six contrats miniers et pétroliers occultes ont fait perdre au Congo 1,5 milliard de dollars – soit le double des dépenses annuelles du pays consacrées à la santé et à l’éducation. Une partie des produits des ventes a été utilisée pour contribuer à un fonds gouvernemental destiné au scrutin de 2011. Le reste est passé dans des mains privées, privant le peuple congolais de l’argent dont il a tant besoin pour les hôpitaux, les écoles et les infrastructures routières. » L’ONG affirme les 6 transactions impliquaient des sociétés liées à Dan Gertler. « Chacune de ces six transactions a impliqué des sociétés anonymes immatriculées aux …

La CENI organise le test pilote le samedi 07 mai 2016 en son siège, du dimanche 08 au lundi 09 mai 2016 en milieu urbain, à  Kinshasa, plus précisément à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), de 8 h 00 à 17 h 00 et du mercredi 11 au jeudi 12 mai 2016 en milieu rural, à Gombe-Matadi, dans le territoire de Mbanza-Ngungu, province de Kongo Central, de 8 h 00 à 17 h 00. Le personnel et les étudiants de l’UPN ainsi que les habitants dudit quartier vont prendre part à cette opération. Pour Gombe-Matadi, il s’agit des habitants de ce village et de ses environs. Les candidats qui prendront part au test pilote pourront voir la nouvelle carte d’électeur en spécimen, mais ne pourront pas la garder. L'opération est ouverte et gratuite. « C’est une opération par laquelle la CENI procède à la vérification de la conformité du matériel proposé par les soumissionnaires présélectionnés, en testant leur fonctionnalité dans le cadre d’une simulation d’enrôlement des électeurs. Des sociétés ont été présélectionnées après l’examen des offres de fourniture du matériel. Elles vont utiliser le matériel proposé dans leur offre pour enregistrer chacune 500 requérants et produire des spécimens des cartes d’électeurs. Cet exercice se fait en présence d’experts chargés d’évaluer la performance de ce matériel. », annonce la CENI. "Le Président du CI a la responsabilité, en fonction des réalités locales, de planifier, d’organiser et de superviser la gestion de la file d’attente, avec le concours des éléments du service d’ordre …

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