Étiquette : Dialogue

HomeDialogue

« L’opinion doit savoir qu’on ne peut pas dialoguer sans réconcilier les esprits et on ne peut pas réconcilier les esprits si les âmes n’ont pas la paix qui ne peut être donnée que par Dieu. La rancune, l’amertume, la vengeance, etc. viennent du régime alimentaire du corbeau. Il y a des gens qui parlent dans les médias, pendant que leurs propres salives deviennent amères. Ce genre des personnes ne sont pas connectés au régime alimentaire de la douceur, de l’amour patriotique, de la paix, etc. » C’est en ces termes que le Chef de la maison civile du Chef de l’État, le pasteur Théodore Mugalu, a d’entrée de jeu répondu aux accusations des opposants au Dialogue. Pour lui, la RDC doit suivre l’exemple des Etats-Unis qui ont utilisé le surnaturel impérissable pour bâtir un pays périssable. Ainsi, les serviteurs de Dieu sont allés au stade avec la vision perpétuelle d’un Congo qui existe depuis 1885 jusqu’aux années 2040 ou 2060 si l’enlèvement n’est pas encore là, a-t-il déclaré à politico.cd Au sujet du melting-pot observé le jour de la réunion de prière le samedi 5 février 2016 où les églises dites de réveil se sont mélangées aux autres églises traditionnelles protestantes, kimbanguistes, voire musulmanes, Mugalu a évoqué le livre de Genèse : les fils d’Abraham, Isaac et Ismaël, avaient décidé d’enterrer la hache de guerre, avant d’enterrer leur père. C’est l’exemple que le Congo doit suivre pour enterrer la nation de la haine, de la vengeance et de l’amertume. Rappelant l’appel du …

Kathy Kalanga, porte-parole de la Société civile dans toute sa diversité, une frange de la société civile kinoise, organisatrice de la prière œcuménique du samedi 6 mars 2016 au stade des Martyrs de la Pentecôte, a salué la détermination des Kinois, qui ont accepté de braver la pluie afin d’implorer la grâce de Dieu pour la paix en RDC. Dans une déclaration faite à la presse, elle a déploré la récupération politique de cette action citoyenne par les acteurs politiques de l’Opposition et de la Majorité. Puis, a remercié l’ensemble du peuple congolais pour avoir communié, de près ou de loin, avec les pères spirituels qui ont dédié, à travers leur prière, la République Démocratique du Congo à Dieu pour la paix. « Nous apprécions, à sa juste valeur, l’engagement des leaders politique des leaders de l’Opposition et de la Majorité pour s’être associés à cette action citoyenne en faveur de la paix en RDC » a-t-elle fait noter avant de rappeler la nécessité de préserver la paix chèrement acquise après plusieurs années de conflit dont la RDC a été victime. Ainsi, saisit-elle l’opportunité pour demander une fois de plus aux leaders politiques de la Majorité et ceux de l’Opposition de trouver rapidement un compromis sur le processus électoral. L’activiste rassure que sa structure se mettra toujours aux côtés des acteurs politiques congolais pour les aider à dégager un consensus sur toutes les questions politiques. Enfin, elle a remercié vivement la communauté internationale et le Pape François, pour leur implication …

Alors que la plate-forme «Société civile dans sa diversité» avait prévu d’organisé une marche le 5 mars 2016 pour soutenir le dialogue politique convoqué par Joseph Kabila, l’hôtel de ville de Kinshasa a surpris son monde en opposant l’argument de la sécurité. « L’Hôtel de ville de Kinshasa ne nous a pas donné l’autorisation. L’autorité urbaine a soulevé la question de la sécurité. C’est pour cela que nous avons décidé de participer au culte œcuménique au Stade des Martyrs ce samedi 5 décembre 2015 », a déclaré Cathy Kalanga, coordinatrice et porte-parole de la plate-forme «Société civile dans sa diversité», au téléphone de Politico.CD

La marche de soutien au dialogue national annoncée par Le cadre de concertation de la société civile du Grand Katanga ce samedi 5 mars à Lubumbashi a été annulée. Cette annulation a été décidée pour permettre aux femmes de préparer les activités relatives à la journée mondiale de la femme célébrée le 8 mars, selon Augustin Kapia, coordonnateur inter provincial de cette plateforme de la société civile. Une marche similaire était également prévue à Kinshasa et a été annulée à la dernière minute.

2016 est une année électorale, d’après la constitution. Seulement, le gouvernement de la RDC ainsi que la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) disent être incapables d’organiser le scrutin présidentiel. Dans ce contexte, Joseph Kabila appelle toutes les forces politiques à un dialogue national. 2016 est donc considéré comme une année marquée par une incertitude politique et sécuritaire en RDC. Qu’est-ce qui peut se passer dans les mois prochains ? Quels sont les différents scenarii envisageables ? L’historien Elikia Mbokolo s’est confié à Politico.CD Elikia M'bokolo C’est peut-être un peu tôt pour dire comment les choses vont se passer. On peut penser que 2016 ne restera pas dans l’histoire. Prenons l’exemple du Congo-Brazzaville ou le référendum organisé à l’initiative du Président Dénis Sassou Nguesso a donné lieu à un résultat qui est trop avantageux pour lui pour qu’on pense que les élections ont été crédibles et légitimes. On peut penser que 2016 ne restera pas dans l’histoire pour ce pays. Il y a aussi le scénario burundais. Il y a eu un forcing qui a donné des résultats. On peut craindre que sur l’exemple du Rwanda où il y a eu génocide et dans le contexte du bouillonnement intérieur du Burundi que cette élection soit la dernière goutte qui peut provoquer si pas le génocide mais en tout cas des grandes violences. Dans le cas du Congo, on a l’impression que c’est plus compliqué. D’abord, il n’y a pas des questions qui soient posées. C’est vrai que la plus part des gens seraient …

Le Professeur Elikia Mbokolo explique les enjeux du dialogue dans le contexte historique congolais. Devant la caméra de Politico.CD, il donne: Quelques repères historiques; Les préalables au dialogue, "Le vrai dialogue, c’est pour poser une question et pour la résoudre. Cela en faisant attention que sur une question, il n’y a pas une réponse. Il y a toujours plusieurs réponses. On choisit une par rapport à ceci ou cela." Extrait choisi: « Le problème dans le débat actuel ce qu’on a l’impression qu’il y a plusieurs questions qui sont formulées. On peut même dire qu’il y a déjà des réponses aux questions qui sont formulées. On a l’impression que pour un certain nombre des gens du côté des ceux qui sont au pouvoir la question c’est : Nous on veut rester. A quelle condition vous nous allez nous laisser rester en place. Ceux qui sont dehors, certains d’entre eux diraient en lingala : Botia kiti biso mpe to vanda (Ndld: Arrangez-nous une place autour de la table). D’autres diraient "Bo pusana biso mpe tolia"(Ndld: Bougez-vous pour que nous aussi nous mangeons). Donc face à tout ça si on posait la question qu’il faut, beaucoup des congolais comprendraient la nature de la société dans laquelle nous sommes, la nature du régime dans lequel nous sommes et la question de notre devenir. Aux USA, on discute de la situation de la nation, les noirs, les latinos, l’économie, etc. Les français pose les mêmes questions: l’économie, le social, etc. Ces enjeux-là et ces questions-là, nous, on …

Nos Podcast

L’audio débarque sur POLITICO.CD. Suivez nos discussions au coeur de la politique en temps réel