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Voici un an que Félix Tshisekedi dirige la République démocratique du Congo à l'issue des élections tendues du 30 décembre 2018. Le Président avait pris ses fonctions le 25 janvier, à l'issue de sa prestation de serment le jour précédent, procédant à une remise et reprise historique avec Joseph Kabila au Palais la nation. Du programme de 100 jours au lancement de la Gratuité de l'Enseignement de base, en passant par plusieurs initiatives, mais aussi des scandales qui ont émaillé ses débuts, quel bilan faites-vous des débuts de Félix Tshisekedi?

Il y a plus d’un quart de siècle que des hommes armés, issus des diverses guerres de la région (descendants des troupes d’Idi Amin Dada en Ouganda, déserteurs soudanais, anciens miliciens rwandais et recrues locales) désormais unis par la religion musulmane ont trouvé dans le « grand nord » du Kivu un terrain favorable, sinon inexpugnable : les flancs du Ruwenzori sur la frontière avec l’Ouganda, la zone nord du parc national des Virunga. Par ailleurs, si les premières mosquées dans la région ont été financées par le colonel Kaddhafi dans les années 90, par la suite, la prospérité économique des musulmans du Kivu leur a donné les moyens de multiplier les lieux de culte et de nouer des liens culturels et commerciaux entre autres avec le Pakistan et la secte des Tabligh. Cette dernière est imprégnée par une idéologie islamiste et a pour particularité d’opérer par petites cellules discrètes et disciplinées. Même si la majorité des musulmans au Congo se montre indifférente à la politique, les jeunes sont aisément séduits par des bourses d’études, des propositions d’emploi et de voyages vers le Soudan, le Kenya et même la Grande-Bretagne où se trouvent des dirigeants des ADF Nalu. Quant à la Communauté islamique du Congo (Comico) implantée dans le pays de longue date, elle semble débordée par les nouveaux venus. L’installation de la Monusco en RDC a accéléré l’islamisation de l’est du pays : les contingents pakistanais de la Monusco ont financé la construction de dizaines de mosquées tandis que le personnel civil de …

C’est l’histoire d’une très longue confrontation. Tout commence dans le Kongo Central. Le gouverneur Atou Matubuana fait morde la poussière au candidat de la coalition Joseph Kabila. Mais cette dernière a l’occasion de prendre sa revanche quand, tout à coup, un étrange scandale sexuel revient en boomerang sur le visage de ce gouverneur obscur. Mais finalement, sur les roches de Matadi, Néhémie Mwilanya et ses cadres se heurtent une fois de plus à leurs limites. Basile Olonga, ancien Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, va convoquer le gouverneur à Kinshasa, sans rien décider. Entre-temps, Matubuana voit un intérimaire le remplacer temporairement, dans une décision qui cherche encore son fondement juridique. Mais l’Assemblée provinciale, pourtant majoritairement FCC, bloque toute décision de voir le gouverneur être remis aux mains de la justice. Ainsi, l’Assemblée provinciale du Kongo Central vote contre la décision de transférer Matubuana devant les instances judiciaires ; 2-0 ! Dans la foulée, Kankonde, à peine nommer, croit bien faire, en décidant de réintégrer le gouverneur dans ses droits. Aucune poursuite ne pesant contre lui, il peut dès lors reprendre son poste. La décision est vécue comme un double affront au FCC.  Aussitôt, dans une correspondance datée du 5 décembre 2019, adressée notamment au Président de la République Félix Tshisekedi, dont la copie atterrit sur la table de la rédaction de POLITICO.CD,  le Premier ministre Sylvestre Ilunga annonce l’ouverture d’une action disciplinaire contre le vice-Premier ministre Kankonde, s'appuyant sans rire sur la  position du FCC, qui a désavoué Atou Matubuana et du …

Alors que l'armée congolaise est toujours aux prises avec des présumés rebelles de l'ADF qui endeuillent la région de Beni, dans l'Est de la République démocratique du Congo, son porte-parole, le général Léon-Richard Kasonga a présenté à la presse, lundi 23 décembre, trente-sept combattants du groupe rebelle, capturés selon lui lors des opérations militaires dans ce territoire. Selon ce haut gradé des Forces armées de la RDC (FARDC), après identification, ces derniers sont des nationalités ougandaise, burundaise, tanzanienne, kenyane, rwandaise, centre-africaine. A leur côté, se trouvent aussi des Maï- Maï locaux. “Ces terroristes ont fait des révélations troublantes et accablantes. ces révélations sont axées sur l’identité des égorgeurs, les commanditaires des tueries parmi lesquels, des politiciens des hommes d’affaires, des jeunes ,des membres de mouvements citoyens, des collaborateurs", affirme le général Léon-Richard Kasonga "Ils ont également fait des révélations sur le financement local et externe mais aussi sur la localisation des auteurs, co-auteurs des massacres basés à Beni, à Butembo, à Lubero, à Kinshasa et à l’extérieur du pays. Je vous informe que l’abbé Machozi qui a été enlevé et tué par la suite, l’a été par ceux que vous voyez ici” ajoute-t-il. A ceci, explique le Général congolais, il faut ajouter un plan d'assassinats, dont celui du maire de la ville de Beni. “Ils veulent aussi l’assassinat des notables. Le maire de la ville serait leur nouvelle cible. Leur vœu final est de créer une nouvelle entité qui partirait de Beni jusqu’en Ituri qui serait une entité politique et …

Etienne Tshisekedi restera donc une sorte de Moïse congolais. Il ne verra jamais Canaan. Le 24 janvier 2019, le fruit même de ses entrailles, Félix Tshisekedi est arrivé au pouvoir, à l'issue d'une longue lutte. Le fils du Sphinx incarne l’aboutissement d’un rêve qui date. Mais ce peuple-là, n’oublie pas son héros. Alors que nouveau président murmure à peine les mots de sa prestation de serment au Palais de la Nation, derrière lui, une meute, euphorique, lui rappelle l’essentiel : « Papa avait dit, le peuple d’abord ». Il est dès lors établi que Félix Tshisekedi président, il ne saurait autre que le servir, appelé à rendre à ce peuple acquis à la cause de son paternel, son dû. Le président de la dernière chance. Car en faisant un tour dans l’histoire même de ce jeune pays, il se dégage finalement que ceux qui arrivent au sommet aient toujours été choyés tant par ce peuple affectueux que par le monde entier. Joseph Mobutu ne dira pas le contraire. Demi-dieu, lui qui a été tant aimé, n’a eu d’égal que Laurent-Désiré Kabila, porté par les entrailles du Congo, dans sa sanglante guerre contre les agresseurs rwandais et ougandais. Joseph Kabila, dirigeant d’un autre genre, à néanmoins susciter des immenses attentes dans les rues du pays et dans le monde. Tous, un après l’autre, ont fait rêver ce pays. Car en effet, depuis le départ des belges, le Congo est tourmenté, en quête d’un second souffle, cherchant à profiter de son scandale …

Dans un communiqué parvenu ce samedi 21 décembre 2019 à la presse, le mouvement citoyen FILIMBI a prévu de lancer une "campagne pacifique de conscientisation et de mobilisation". Cette campagne interviendra si seulement si les festivités de l'an1 de l'alternance ne sont pas annulées. Filimbi se dit indigné suite à la décision du gouvernement d'organiser avec "faste" le 1er anniversaire de l'alternance en RDC. Et ce, au regard "des problèmes sociaux plus importants " qui touchent le pays," suivant leur déclaration rendue publique. Pour FILIMBI, ces festivités sont un "gaspillage", de la part de l'État congolais. D'autant plus que les festivités dites de l'alternance vont juste se dérouler dans un espace de 24h, soit un jour. Dans leur communiqué signé respectivement par Floribert Anzulini et Carbone Beni respectivement coordonnateur et chargé du réseau & déploiement de ce mouvement citoyen, FILIMBI estime que l'organisation de ces festivités n'est nullement une priorité. "Aucun congolais peut oublier les massacres de nos compatriotes se multiplient à Beni ou encore à Fizi que de grandes inondations ont causé la mort de plusieurs de nous concitoyens ce jours-ci et envoyé plusieurs autres à la rue, que la situation sociale est chaotique (avec un taux de change qui ne cesse de grimper), que le coût de la vie devient extrêmement difficile. Nul ne peut ignorer que plusieurs décisions prises par l'État, comme la gratuité de l'enseignement fondamental, se butent à une insuffisance de moyens entrenant l'impaiement d'une partie des enseignants ", ont ils déclaré. S'agissant de l'impression …

Quelques jeunes des mouvements se sont donnés rendez-vous ce jeudi 19 décembre au marché à Lanine avec comme point de chute un sit in au Gouvernorat du Nord-Kivu à Goma. Le but de cet sit-in est de dénoncer ce qu’ils qualifient d’escroquerie par la société Télé Conseil Congo(TCC) qui s’occupe de numérisation et sécurisation parcellaire. Pour ces militants, il y a à boire et à manger dans cette opération. "C’est une façon pour certaines personnes de s’enrichir au dos de la population," ont-ils regretté. La société Télé Conseil Congo(TCC), le gouverneur et le service de cadastre sont pointés du doigt dans cette opération que les mouvements citoyens qualifient d'enrichissement personnel. « Nous fustigeons l’escroquerie dans la numérisation et la sécurisation des parcelles en ville de Goma par la société Télé Conseil Congo. Cette opération ne sert à rien et nous voulons que le gouverneur mette fin à ça car il ne doit pas accompagner les gens qui rançonnent des citoyens. Nous ne pouvons pas accepter que certains gens s’enrichissent au dos de la population congolaise. S’il ne le fait pas, nous conclurons qu’il a aussi une retro commission dans la sécurisation cette histoire. C'est pourquoi nous manifestons en ces jours contre le Gouverneur et la fin de cette opération», a déclaré l’un des manifestants. Et d'ajouter: "Comment une opération qui coûte 150 USD dans la commune de Karisimbi pendant que dans la commune de Goma, il faut débourser 250 USD, ce n'est pas normal." Pour un autre manifestant, "la sécurisation et …

Après la déclaration du Mouvement Socialiste (MS) de Pierre Lumbi qui dans un communiqué, dit noter avec satisfaction les engagements publics pris par le chef de l'État et a dit attendre de Félix Tshisekedi des signaux forts dont la désignation du porte-parole de l'opposition, le bannissement du débauchage et du dédoublement des partis politiques, il est apparu clairement que le parti de Pierre Lumbi qui se prévaut d'avoir plusieurs députés s'est lancé dans la quête du poste de porte-parole de l’opposition. Une déclaration qui a suscité moultes réactions du côté de l'opposition dont la dernière en date est celle de Olivier Kamitatu. Le directeur du cabinet de l’opposant Moïse Katumbi via son compte tweeter, a salué ce jeudi 10 octobre, la démarche du MS qui a jugé bon d’adresser au président de la République Félix Tshisekedi une liste de courses à suivre “Dans l’esprit de l’opposition républicaine préconisée par Moïse Katumbi, le MS Renouveau adresse à Félix Tshisekedi une très belle liste de courses. Pour le premier Parti de l’opposition, le temps des discours creux et lénifiants est passé. Le pouvoir doit répondre de sa gouvernance”, a écrit Olivier Kamitatu. Si l'on considère le ton pris ces derniers temps par Moïse Katumbi et par JP Bemba de privilégier une opposition républicaine, véritable contrepoids du pouvoir, etc. L'on s'accorde à dire que véritablement la course pour le poste de porte-parole de l’opposition vient véritablement d'être lancée au sein de l'opposition et particulièrement de la coalition Lamuka. Rappelons que lors de sa …

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