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GRAND ANGLE. Après l'énième attaque attribuée aux rebelles  des Forces démocratiques alliées (ADF) près de Beni la nuit dernière, causant plus de 35 morts de sciviles innocents, le gouvernement congolais affirme faire face à un groupe terroriste pratiquant du "Djihadisme international".  Une affirmation remise en cause par l'opposition congolaise et l'opinion publique à travers les réseaux sociaux.  Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais et ministre de communication et des médias, a affirmé, une fois de plus, que la République démocratique du Congo fait désormais face à un groupe "terroriste international", déplorant le "manque de soutien" de la communauté internationale sur ce fléau qui frappe pourtant le monde entier. Dans son intervention sur Politico.cd, le ministre Mende a insisté sur le fait que son pays affronte un groupe qui applique ce qu'il qualifie de  « Djihadisme international », et en appelle à la Communauté internationale d'intervenir. Cette intervention de Lambert Mende a suscité un véritable tollé sur les réseaux sociaux et auprès des opposants congolais qui, pour eux, le gouvernement "cache ses faiblesses" derrière un groupe terroriste "imaginaire". Martin Fayulu, président d'un parti politique de l'opposition parle de "crise artificielle", alors que Moïse Katumbi, un autre opposant au gouvernement du président Joseph Kabila, parle de l'irresponsabilité du gouvernement" à "sécuriser les populations" civiles. Des camps djihadistes pour enfants repérés en 2015 Pour autant, les massacres dans cette région meurtrie de l'Est de la République démocratique du Congo n'ont pas commencé aujourd'hui. Et, malgré le soutien de la plus importante mission de maintien de paix des …

« Les Grandes Idées », c’est une tribune accordée aux intelligences congolaises pour apporter un regard prospectif sur les grands enjeux politiques de la RDC et de l’Afrique médiane. Jean-Jacques Wondo ouvre cette rubrique avec une tribune tout aussi profonde que riche en enseignement. Wondo est un scientifique de terrain dont l’œuvre touche la sécurité, la diplomatie et la politique dans sa globalité. JJ Wondo se questionne sur le financement, l’agenda, les enjeux, les caractéristiques d’une opposition à géométrie variable, l’absence de Kamerhe... Alors politiquons! L’actualité de la République démocratique du Congo reste suspendue à la rencontre des leaders de l’opposition, prévue le 8 juin à Bruxelles, à l’initiative d’Etienne Tshisekedi, le président national de l’UDPS. Quelle lecture peut-on faire de cette rencontre ? Tel est l’objet de mon opinion personnelle reprise dans les lignes suivantes. Une rencontre politique aux contours évasifs Il faut cependant replacer l’esprit de la rencontre du Château du Lac de Genval dans le contexte de double blocage du processus électoral et du dialogue politique censé débloquer ce dernier. Il s’agit d’une prise de responsabilité patriotique de la « fille ainée » de l’opposition congolaise qu’il faudrait inscrire dans la dynamique des initiatives nationales et internationales entreprises actuellement en vue de trouver une solution pacifique au double blocage ci-haut évoqué. A ce titre, il nous revient de saluer humblement cette rencontre qui se présente à nos yeux comme une contribution et un effort de dépassement des acteurs de l’opposition qui ne se font pas du tout confiance, mais qui osent se …

« Les Grandes Idées », c’est une tribune accordée aux intelligences congolaises pour apporter un regard prospectif sur les grands enjeux politiques de la RDC et de l’Afrique médiane. Après Jean-Jacques Wondo, Elikya Mbokolo, Olivier Kamitatu, c’est le tour du député Sam Bokolombe de politiquer. Il partage son avis sur la saisine de la Cour Constitutionnelle par la MP » La saisine de la Cour constitutionnelle par la Majorité résulte d'une mauvaise lecture de l'alinéa 2 de la 70 de la Constitution. Cette Majorité pense que tant qu'il n'y a pas d'élection, J. Kabila demeurera en fonction. Erreur. Cette disposition ne se conçoit que dans l'hypothèse où l'élection présidentielle est organisée et on se retrouve en contexte de transition démocratique avec deux présidents. L'un en exercice, mais fin mandat et l'autre nouvellement ÉLU. La Constitution tranche en prescrivant que le Président en fonction demeure jusqu' à l'installation effective du nouveau Président ÉLU. Et quand intervient cette installation effective?  Il faut se reporter sur l'article 74, alinéa 1 qui y répond: "Le Président de la République élu entre en fonction dans les dix jours qui suivent la publication des résultats définitifs de l'élection présidentielle". Et, la prise de fonction se concrétise par la prestation de serment. En clair, la fonction présidentielle du président en exercice survit et cesse au plus tard 10 jours après publication des résultats définitifs de l'élection présidentielle par la Cour constitutionnelle. En résumé, l'intelligence de cet alinéa 2 de l'article 70 se dégage de la lecture combinée avec l'article …

« Les Grandes Idées », c’est une tribune accordée aux intelligences congolaises pour apporter un regard prospectif sur les grands enjeux politiques de la RDC et de l’Afrique médiane. Jean-Jacques Wondo ouvre cette rubrique avec une tribune tout aussi profonde que riche en enseignement. Wondo est un scientifique de terrain dont l’oeuvre touche la sécurité, la diplomatie et la politique dans sa globalité. Ce regard prospectif sur le futur Angola et les conséquences sur la RDC est présenté en trois temps sur politico.cd. Sur cette 3e partie, JJ Wondo y va toujours avec maestria, mais avec un langage étonnamment accessible. Alors politiquons! Allié stratégique des régimes Kabila depuis la chute de Mobutu, avant de prendre définitivement congé de la vie politique active, Dos Santos devra probablement arbitrer la fin du mandat de Kabila. Il n’est pas aussi exclu que son retrait de la vie politique en 2018 ait été décidé en concertation avec les puissances tutélaires de la région de l’Afrique centrale, pour éviter notamment que plusieurs crises secouent simultanément la région ou pour lui permettre de gérer la future probable crise des deux Congo. En effet, la politique extérieure angolaise est éminemment tributaire du complexe de sécurité sous régional et de ses évolutions ultérieures[1]. La fin de la Guerre froide et le rétablissement progressif de la paix en Angola, à partir de 2002, ont positivement contribué au développement d’une politique régionale et multilatérale active. L’intégration de l'Angola à l’Afrique centrale et australe, du fait de double appartenance à la CEEAC et …

"Les Grandes Idées", c'est une tribune accordée aux intelligences congolaises pour apporter un regard prospectif sur les grands enjeux politiques de la RDC et de l'Afrique médiane. Jean-Jacques Wondo ouvre cette rubrique avec une tribune tout aussi profonde que riche en enseignement. Wondo est un scientifique de terrain dont l'oeuvre touche la sécurité, la diplomatie et la politique dans sa globalité. Ce regard prospectif sur le futur Angola et les conséquences sur la RDC est présenté en trois temps sur politico.cd. Sur cette première partie, JJ Wondo y va avec maestria, mais avec un langage étonnamment accessible. Alors politiquons! La déclaration du retrait de la vie politique en 2018 du président angolais Edouardo Dos Santos a fait l'objet d'une onde de choc politique dans la région de l'Afrique médiane et pourrait donner des insomnies à ses pairs régionaux. Quelle lecture transversale faire de cette déclaration?  L'analyse des questions politiques et sécuritaires, Jean-Jacques Wondo, co-auteur d'une analyse stratégique sur l’Angola : « La posture régionale de l’Angola : entre politique d’influence et affirmation de puissance »[1] avec le think tank belge GRIP livre quelques points de repères politiques et stratégiques. Tout d’abord, le facteur le plus important qui pourrait expliquer ou qui contraint Eduardo Dos Santos au retrait politique est son état de santé jugé fragile et son âge avancé, 73 ans dont près de 40 ans passés au pouvoir. La preuve en est que depuis le samedi 12 mars 2016 vers 14 heures, une folle rumeur lancée sur le site de microblogging et qui …

Interview exclusive que Jean-Jacques Wondo Omanyundu a accordé à Politico.CD Pendant toute la période électorale au Congo-Brazzaville, Politico.CD vous donne les clés pour comprendre les implications, les défis et les enjeux pour la RDC. Pour le cas du Congo-Brazza, il est difficile d'avancer une prospective sécuritaire claire après l'adhésion de l'opposition aux règles du jeu imposées par Sassou. Le fait que l'opposition accepte les résultats du référendum et s'aligne dans la course électorale dilue fortement la menace de voir ce pays sombrer dans un grand conflit sécuritaire identique à celui de 1997-1998. Car en accédant dans une logique politico-juridique de lutte politique contre Sassou, l'opposition semble privilégier plutôt une voie pacifiste de règlement des différends politiques à la voie armée, même si cette dernière reste présente, mais dont l’impact me semble moins important qu'en 1997. On risque d'avoir des troubles localisés qui pourraient vite être circonscrits, malgré l'alignement du Général Mukoko qui n'a pas vraiment le contrôle des forces de sécurité. Pour moi, l'opposition congolaise-B a adopté une mauvaise stratégie en acceptant les résultats du référendum de Sassou. Elle devrait mettre en place une stratégie de contestation de ce référendum en multipliant des actions sur le terrain pour paralyser les activités politiques et forcer Sassou à faire profil bas. De ce fait, on peut croire que la future contestation post-électorale au Congo-B aura les mêmes allures que les contestations post référendum : Des dérapages sécuritaires limités. Il sera difficile de défaire le dispositif sécuritaire mis en place par Sassou, à …

2016 est une année électorale, d’après la constitution. Seulement, le gouvernement de la RDC ainsi que la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) disent être incapables d’organiser le scrutin présidentiel. Dans ce contexte, Joseph Kabila appelle toutes les forces politiques à un dialogue national. 2016 est donc considéré comme une année marquée par une incertitude politique et sécuritaire en RDC. Qu’est-ce qui peut se passer dans les mois prochains ? Quels sont les différents scenarii envisageables ? L’historien Elikia Mbokolo s’est confié à Politico.CD Elikia M'bokolo C’est peut-être un peu tôt pour dire comment les choses vont se passer. On peut penser que 2016 ne restera pas dans l’histoire. Prenons l’exemple du Congo-Brazzaville ou le référendum organisé à l’initiative du Président Dénis Sassou Nguesso a donné lieu à un résultat qui est trop avantageux pour lui pour qu’on pense que les élections ont été crédibles et légitimes. On peut penser que 2016 ne restera pas dans l’histoire pour ce pays. Il y a aussi le scénario burundais. Il y a eu un forcing qui a donné des résultats. On peut craindre que sur l’exemple du Rwanda où il y a eu génocide et dans le contexte du bouillonnement intérieur du Burundi que cette élection soit la dernière goutte qui peut provoquer si pas le génocide mais en tout cas des grandes violences. Dans le cas du Congo, on a l’impression que c’est plus compliqué. D’abord, il n’y a pas des questions qui soient posées. C’est vrai que la plus part des gens seraient …

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