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En République Démocratique du Congo, la justice veut entendre Gentiny Ngobila. Suspendu puis réhabilité par le Vice-premier ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, le gouverneur de la ville de Kinshasa est convoqué ce jeudi 22 février par le procureur près la Cour de Cassation, a appris POLITICO.CD à travers un communiqué signé par Alexis Amisi Ometete, premier secrétaire de cette instance. Le document ne précise pas sur quel fait porte l'audition, mais indique toutefois que les raisons de cette invitation seront communiquées au concerné sur place. Le 5 janvier de l'année en cours, Gentiny Ngobila Mbaka a été cité par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) comme étant l’un des candidats invalidés aux législatives pour « fraude, vandalisme de matériel électoral et détention illégale » des Dispositifs électroniques de vote (DEV). Christian Musungayi

Malgré l’intensification des affrontements autour de la ville de Goma, entre les terroristes du M23 et les FARDC, la cheffe de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Bintou Keita a indiqué que la situation sécuritaire dans d’autres zones du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu suscite également « une profonde inquiétude ». A en croire ses propos tenus mardi 20 février, lors de son exposé devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire en RDC, dans la région de l’Ituri, s’observe une escalade significative de la violence dans le territoire de Djugu, où la MONUSCO continue d’assurer la protection physique directe de plus de 100.000 personnes déplacées. La cheffe de la MONUSCO a dit redouter fortement que la situation en Ituri ne dégénère davantage, compromettant ainsi « les progrès » réalisés par la Mission onusienne et les autorités provinciales pour soutenir le processus de paix en cours dans la région. « Dans le Sud-Kivu, où la MONUSCO se prépare à se retirer dans quelques mois, des affrontements ont éclaté entre les milices Twirwaneho et des groupes Maï-Maï dans le sud de Minembwe », a-t-elle expliqué, tout en annonçant qu’elle se rendrait la semaine prochaine à Bukavu, chef-lieu de la province, et à Uvira pour dialoguer avec les autorités provinciales et les organisations de la société civile afin d’évaluer la mise en œuvre du désengagement. Bintou Keita a également fait observer que le redéploiement des FARDC au front avec le …

Privilégiant une solution diplomatique à l’agression rwandaise dans l’Est de la République démocratique du Congo, la cheffe de la Mission des Nations Unies (MONUSCO), Bintou Keita a clairement indiqué devant le Conseil de sécurité onusien mardi 20 février, que l’escalade des hostilités dans cette partie du pays, « fait peser le risque d’une extension du conflit à l’échelle régionale ». Intervenant par visioconférence au cours de cette réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire en RDC, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies dans le pays, a peint un tableau sombre de la situation, qui selon elle est « profondément inquiétante » autour de Sake et Goma, dans la province du Nord-Kivu, où les hostilités entre les terroristes M23 et les Forces armées congolaises (FARDC) se sont considérablement intensifiées. « Il est crucial de souligner le risque d'une extension du conflit à l'échelle régionale si les efforts diplomatiques en cours, visant à apaiser les tensions et à trouver des solutions politiques durables au conflit actuel, échouent », a prévenu Bintou Keita dans des propos rapportés par des sources onusiennes. À cet effet, elle a invité le Conseil à peser de tout son poids sur les initiatives de paix régionales en cours et veiller à ce que toutes les parties respectent le droit international, leurs engagements, et œuvrent de manière constructive pour mettre fin à la crise actuelle. Poursuivant son exposé, la cheffe de la MONUSCO a précisé que les combats entre le M23 et …

Le comité des droits de l'homme des parlementaires de l'Union Interparlementaire demande instamment aux autorités congolaises de mettre à la disposition des plaignants et des avocats de Chérubin Okende, le rapport d'autopsie et d'enquête dans les plus brefs délais. Elle exhorte les autorités compétentes à intensifier leurs efforts pour faire avancer l'enquête sur le meurtre de Chérubin Okende sans plus tarder et à garantir la transparence de l'enquête judiciaire. Cette organisation mondiale des parlements nationaux demande à l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo de suivre de près l'enquête et d'exiger des autorités gouvernementales des réponses « claires » sur l'état d'avancement de celle-ci et sur l'identité probable des auteurs et souhaite recevoir des informations à ce sujet. Dans ce document, l'Union Interparlementaire réaffirme que l'enlèvement et le meurtre de l’anvien ministre des Transports, alors membre du Parlement, constituent une grave menace, non seulement pour les parlementaires, mais aussi pour ceux qu'ils représentent et une atteinte à l'ensemble du Parlement. Cette structure réaffirme également que les infractions de cette nature, en particulier si elles demeurent impunies, contre des parlementaires de l'opposition sont un signal inquiétant pour les autres voix critiques au sein de la société que cette impunité ne peut qu'inciter à commettre d'autres graves violations des droits de l'homme. Elle a ainsi invité les autorités congolaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'intégrité physique et les droits fondamentaux de tous les parlementaires, anciens et actuels, quelle que soit leur affiliation politique, afin de veiller à ce …

Si on pose la question suivante aux amis congolais : « quels sont les pays qui vous intéressent les plus actuellement ? » Je suppose que la Chine serait parmi les réponses. Depuis que la Chine a entièrement repris en mars 2023 la délivrance de tous types de visas à sa destination, le nombre des Congolais se rendant dans mon pays s’est largement augmenté. En mai dernier, le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a effectué avec succès une visite d’État historique en Chine, au cours de laquelle les deux Chefs d’État ont décidé d’élever les relations sino-congolaises au niveau de coopération globale et de partenariat stratégique. Grâce à ces impulsions, la coopération et les échanges entre la Chine et la RDC, basés sur une amitié traditionnelle, ont accompli des progrès réjouissants durant l’année passée. Heureux événement pour nos deux pays qui sont tous motivés par la poursuite du développement commun afin que nos deux peuples puissent jouir d’une vie plus riche et joyeuse. Par cet intérêt sur la Chine, beaucoup d’amis congolais, au tout début de 2024, m’ont demandé: « Comment porte actuellement le développement de la Chine ? Est-ce que son dynamisme est aussi fort qu’avant ?» Ma réponse est « oui ». En 2023, le PIB chinois a dépassé 126 mille milliards de yuans (RMB), soit une augmentation de 5,2% sur un an. C’est une augmentation solide et sans aucun gonflement qui fait une contribution estimée à 30% à la croissance de l’économie mondiale. Il est prévisible qu’en 2024, …

Le deuxième Vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Didi Manara a conduit une délégation de cette institution d'appui à la démocratie à Masimanimba pour une mission exploratoire pour évaluer les conditions utiles enfin de réorganiser les élections fiables et apaisées dans cette circonscription située dans la province du Kwilu. Selon la cellule de communication, la Centrale électorale est déterminée à cerner les irrégularités observées lors des élections générales du 20 décembre 2023 pour envisager des solutions idoines pour permettre à la population de ce coin du pays d'élire valablement ses représentants. Aussitôt arrivé à Masimanimba, Didi Manara est allé présenter les civilités à l'administrateur du territoire, Emery Kanguma Hioka et dans le même temps, ils ont échangé sur les conditions d'une bonne reprise des scrutins annulés. «Nous sommes venus ici en mission exploratoire. Une mission au cours de laquelle nous allons échanger avec toutes les couches de la population ainsi que les autorités politico-administratives en vue de bien réorganiser les élections dans cette circonscription électorale», a-t-il renseigné. À l'en croire, il y a certains candidats et quelques membres de la CENI qui se sont compromis dans des pratiques frauduleuses, avec en prime la corruption et détention illégale du dispositif électronique de vote (DEV). Ces agissements, dit-il, ont fait que les élections étaient entachées de beaucoup d'irrégularités, qui ont poussé la plénière de la CENI à annuler les élections à Masimanimba. « Notre mission ne va pas se borner à recueillir uniquement les informations. Mais nous allons aussi poser …

À la veille de l'expiration du délai de 8 jours accordé aux membres du gouvernement élus députés pour choisir entre leurs fonctions exécutives et législatives, plusieurs d'entre eux ont déjà fait connaître leur choix. C’est ce qu’a pu constater POLITICO.CD, ce mardi 20 février 2024. Parmi ceux qui ont opté pour l'Assemblée nationale figurent notamment Vital Kamerhe, ancien ministre de l'Économie, Jean-Pierre Lihau, ex-ministre de la Fonction publique, Antipas Mbusa, ex-ministre de l'Intégration régionale, et Crispin Mbadu, ancien vice-ministre des Affaires étrangères. Ils ont officiellement remis leur lettre de démission pour se consacrer à leur mandat parlementaire. D'autres ministres comme Claudine Ndusi, ex-ministre de l'Emploi, et Pius Muabilu, ex-ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, ont également fait ce choix. Au total, une trentaine de membres du gouvernement sont concernés par cette option à lever avant minuit. Les informations de dernière minute renseignent que le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, élu de Sakania a déposé sa démission, par conséquent celle de tout le gouvernement. Cependant, sur demande du Président Tshisekedi, le gouvernement démissionnaire continuera à expédier les affaires courantes. D’après le professeur en droit et député national, Gary Sakata, cité par la Radio Okapi aucune disposition dans l’article 108 de la Constitution n’oblige les membres du gouvernement à démissionner pour siéger au Parlement. Ézéchiel T.MAMPUYA

Alors que le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a officiellement déposé sa démission dans la soirée de ce mardi 20 février, le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi a, dans un communiqué officiel émanant de son directeur de cabinet, autorisé les membres du gouvernement à expédier les affaires courantes. Selon la cellule de communication de la Présidence congolaise, tenant compte de la situation particulière que traverse le pays et en attendant la formation du nouveau gouvernement, le Chef de l'État a demandé au Premier ministre et aux membres du gouvernement, chacun au regard de ses fonctions, « d'assurer l'expédition des affaires courantes conformément à l'article 6 de l'ordonnance n°22/002 du 07 janvier 2022 portant organisation et fonctionnement du gouvernement ». « Le Premier ministre, chef du gouvernement, a informé son excellence Monsieur le Président de la République qu'à dater de ce jour, lui-même et les membres de son gouvernement feront usage du droit de suspension et de reprise de leur mandat parlementaire prévu par les alinéas 2 et 3 de l'article 110 de la Constitution, pour ne pas se retrouver dans un cas d'incompatibilité des fonctions », a indiqué le document précité. En tête du gouvernement depuis le 15 février 2021, au terme des consultations nationales que le Chef de l’État avait initiées en novembre 2020, Jean-Michel Sama Lukonde avait officiellement présenté sa démission à ce dernier dans la soirée de ce mardi. « C'est une rencontre conviviale où le Président de la République a pris acte de cette décision. C'était …

Près de 5 mois après, les violons ne s'accordent toujours pas pour l'inhumation de Ne Muanda Nsemi. La dépouille du leader du mouvement politico-religieux « Bundu dia Kongo » est toujours gardée dans la morgue du cinquantenaire, à Kinshasa. Cette dissension sur le lieu et la date de son inhumation entrave l’organisation des funérailles. Dans une déclaration faite ce mardi 20 février, Lauphy Koudissy Lountoto indique que les familles du patriarche Ne Muanda Nsemi et de sa veuve Rose Lubondo, ont rejeté le comité d'organisation des funérailles mis en place et disent ne pas reconnaître la date du 2 mars annoncée pour l’inhumation. « Les familles du patriarche Ne Muanda Nsemi et de sa veuve Rose Lubondo ont désavoué à l’unanimité le comité d’ordre d’organisation des obsèques et ignorent même la date du 2 mars 2024 planifiée pour l’inhumation du grand maître de la sagesse Kongo », a déclaré Lauphy Koudissy Lountoto, le porte-parole de la veuve de Ne Muanda Nsemi sur Top Congo. Face à l’opacité de l’utilisation des fonds pour les dépenses liées à la construction d’un mausolée, ces familles demandent au Président Tshisekedi de diligenter une commission d’audit pour statuer sur l’utilisation de fonds alloués par la Présidence. « À la fin de cet audit, le reste dédit fond devra être transféré au nouveau comité d’organisation de l’inhumation de du patriarche Ne Muanda Nsemi qui sera mis en place au cours de la réunion de ce dimanche 25 février 2024 entre les deux familles et le comité …

Les notables de Rutshuru et Masisi, dans la province du Nord-Kivu ont demandé au gouvernement de compatir avec les victimes de guerre en annulant le paiement des frais de participation des élèves finalistes aux examens d'Etat édition 2024. « Nous sollicitons cette aide surtout dans les zones où vivent les déplacés de guerre sans épargner les élèves de Rutshuru et Masisi qui poursuivent les cours dans les zones sous otages. L'aide humanitaire n'est pas seulement la nourriture, médicaments, eau, vêtements », a déclaré l’un des notables de Rutshuru, Aimé Mukanda Mbusa. Les frais de participation aux examens d'État 2024 s'élèvent à 130.000 francs congolais soit 50 dollars américains. Cette hausse vertigineuse des frais indigne les acteurs de la société civile locale. « Plusieurs déplacés de guerre qui suivent les cours à Goma traversent des moments difficiles et ont besoin de l'aide humanitaire et même plusieurs ont du mal à payer les frais scolaires », ont-ils rappelé. Ils ont invité l’Etat congolais à alléger les taxes dans la province du Nord-Kivu pendant cette période de guerre pour compatir avec la population victime de cette guerre d'agression. Persi M

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