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Lors de son homélie prononcée à l’occasion de la messe de Noël, l'archevêque métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo a passé en revue les conditions d’organisation des élections générales du 20 décembre. Le prélat catholique a dénoncé un « gigantesque désordre organisé ». Pendant que la Commission électorale continue à égrener des résultats partiels de la présidentielle, le cardinal Fridolin Ambongo s’est montré critique vis-à-vis des élections du 20 décembre. « Ce qui s’est passé, les éléments qui sont à notre disposition, je suis votre pasteur, ces éléments-là arrivent à moi, nous venons d’assister à ce qu’on pourrait appeler un gigantesque désordre organisé, planifié », a déploré cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa devant les fidèles rassemblés dans la cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de la Gombe. Pour l'archevêque, les élections de cette semaine en République démocratique du Congo « auraient dû être une grande célébration des valeurs démocratiques mais « s'est vite transformée pour beaucoup en frustrations ». Le Cardinal a notamment évoqué des images d’une une femme lynchée après avoir défendue les idéologies de l'opposant congolais et candidat Président, Moïse Katumbi dont la vidéo a fait le tour du web jeudi dernier. « Quelle image donnons-nous de notre pays sur la scène internationale ? Comment pouvons-nous descendre aussi bas ? », s’est interrogé le prélat, dans son message prononcé d'abord en français, puis en lingala. Les églises catholique et protestante comptent sur les rapports des 25 000 personnes déployées par leur Mission d’observation ( La MOE CENCO- …

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé ce dimanche 24 décembre, à la publication des premières tendances des résultats de la présidentielle 2023. Selon ces tendances, Félix Tshisekedi est largement en tête dans 6 circonscriptions électorales des provinces de l'Equateur, Haut-Uele et Ituri qui ont connu des compilations partielles. Dans le top 5 de la liste, Félix Tshisekedi a recueilli 160 657 voix équivalent à 74,3%; suivi de Moïse Katumbi qui a recueilli 35 842 voix soit 16,6 %; Rajabo Tebano qui a récolté 8114 voix (3,8 %); Martin Fayulu, 3 209 voix (1,5 %) et Delly Sesanga 752 (0,3 %). Le taux de compilation par circonscription se présente comme suit : Mankanza : 69 % avec 11 107 votants; Wamba : 69 % avec 70 95; Isiro ville : 96 % avec 20 336; mambasa : 29 % 32 423, Bunia ville : 87 % avec 70 650 et Bikoro : 6% avec 5660. Les toutes premières tendances rendues publiques par la CENI concernant les votes des congolais de la Diaspora congolaise aux États-Unis, en France, en Belgique, au Canada et en Afrique du Sud donnaient Félix Tshisekedi vainqueur à plus de 80 %. F.Joseph

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), condamne avec la dernière énergie les actes répréhensibles par la loi et contraires aux bonnes pratiques électorales, perpétrés contre son personnel, son matériel et son patrimoine lors du déroulement des scrutins combinés du 20 décembre 2023. Dans une déclaration faite ce samedi 24 décembre par le Rapporteur Patricia Nseya Mulela, la CENI affirme avoir été saisie par diverses sources de ces actes de violence, de vandalisme et de sabotage perpétrés, selon lui, par certains candidats et ses agents. « Face à tous ces actes d'une extrême gravité, la CENI entend rassurer l'opinion publique de sa ferme détermination à ne pas laisser impunis ces forfaits et a, de ce fait, mis en place une commission d'enquête afin de procéder aux investigations nécessaires. Les mesures appropriées seront prises à l'encontre de ses agents et/ou des candidats qui se seraient rendus coupables ou complices de ces actes », a déclaré Patricia Nseya dans un communiqué lu ce samedi 23 décembre depuis le Centre Bosolo. Cette institution d'appui à la démocratie a, en outre, porte à la connaissance de toutes les parties prenantes au processus électoral en cours, particulièrement les candidats indépendants et ceux des partis ou regroupements politiques, qu'elle poursuit la publication des résultats déjà amorcée avec l'annonce des résultats du scrutin présidentiel pour les Congolais résidant à l'étranger. Pour ce faire, Patricia Nseya a fait savoir que la Centrale Électorale procède actuellement au ramassage du matériel et à la compilation des résultats. «La CENI saisit cette …

Dans une déclaration conjointe, cinq candidats à la présidence de la République démocratique du Congo (RDC) ont demandé l'annulation des élections qui se sont déroulées le 20 décembre dernier, affirmant qu'elles étaient entachées de « fraudes massives ». Parmi ces candidats figurent Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Augustin Matata Ponyo, Seth Kikuni et Franck Diongo. Ces postulants à la magistrature suprême ont soulevé plusieurs irrégularités qui, selon eux, ont caractérisé ces scrutins. Ils ont dénoncé le fait que les témoins de l'opposition n'ont pas été pris en compte dans certains bureaux de vote, ainsi que la prolongation du vote sur plusieurs jours. Ils estiment par ailleurs que, c’est contraire à la loi. Ils ont également mentionné le retard dans le début du vote et le déploiement tardif des kits électoraux. Katumbi et quatre de ses alliés soutiennent que toutes ces irrégularités ont été orchestrées dans le but de favoriser le candidat sortant à la présidence, afin de lui accorder un second mandat. C’est dans cette optique qu’ils appellent à « l'annulation immédiate de ces élections qu'ils qualifient de chaotiques et entachées de fraudes massives ». « Dans cette situation inacceptable, nous demandons l'annulation immédiate de ces élections chaotiques, entachées de fraudes massives telles qu'elles ont été documentées par toutes les parties prenantes", ont déclaré les candidats », ont-ils dénoncé dans leur communiqué conjoint. Ces cinq candidats ont également exigé la démission du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ont demandé qu'il soit traduit en justice. « Nous demandons …

La Commission électorale nationale indépendante a publié vendredi 22 décembre, les résultats partiels qui donnent une nette victoire à Félix Tshisekedi par rapport aux candidats de l'opposition. Depuis, on ne cesse d'enregistrer des réactions venant des différentes plateformes politiques. Non engagé dans le processus électoral, le parti pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) rejette en bloc les résultats de la centrale électorale et appelle la Cour constitutionnelle à annuler les élections du 20 décembre qui, selon le parti de Kabila, est entachée « d'irrégularités de manque des transparences ». Cette formation politique de l'opposition qui n'a pas participé à cet exercice démocratique, menacé d'appliquer l'article 64 de la constitution au cas où l'institution habilité à confirmer les résultats ne prend pas leurs revendications en considération. « Si la Cour Constitutionnelle n’annule pas les élections, nous invitons le peuple Congolais à l’application de l’article 64 de la Constitution, a annoncé Ferdinand Kambere, SGA de PPRD. La CENI a publié vendredi 22 décembre, ses premiers chiffres provisoires dans les centres de vote de la diaspora, proclamant Félix Tshisekedi vainqueur en France, en Belgique, au Canada, en Afrique du Sud et aux USA. Jérémie Ngunga Léman

Cinq candidats à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo ont annoncé une manifestation à Kinshasa le 27 décembre pour dénoncer les irrégularités qui ont entaché le scrutin du 20 décembre. Dans un courrier adressé au gouverneur de la ville, Martin Fayulu, Denis Mukwege, Théodore Ngoy, Jean-Claude Bayende et Neema Lilo protestent contre les anomalies constatées lors du vote, comme l'extension de la période électorale au-delà du 20 décembre. Ils estiment qu'il ne s'agit que d'un « simulacre d'élections » ne respectant pas les principes démocratiques. « Sur le fondement des dispositions de l'article 26 de la Constitution, nous vous informons que nous projetons une marche pour le 27 décembre 2023. Nous protesterons contre les irrégularités constatées lors des opérations de vote du 20 décembre 2023, et avant. Nous protesterons, par ailleurs, contre l'extension, au-delà du 20 décembre 2023, des opérations de vote, par la CENI, en violation de la Constitution et de la Loi électorale, notamment, dans les dispositions de l'article 52 de cette dernière. Les irrégularités sus-évoquées attestent. suffisance, que le 20 décembre 2023, il s'est agi d'un simulacre d'élections, organisées en violation du droit fondamental du peuple congolais d'être dirigé par un Président de la République, des députés et Sénateurs régulièrement élus, conformément aux dispositions de l’article 5 de la constitution, tel qu’affirmé par la Constitution », ont-ils écrit au gouverneur de la ville de Kinshasa. La marche annoncée partira du boulevard triomphal devant le stade des Martyrs pour chuter devant le siège de la Commission électorale …

Haut cadre de l’UDPS et codirecteur de l’équipe de campagne de Félix Tshisekedi, candidat Président à sa propre succession, Jacquemain Shabani s'est montré impressionné de voir un Chef de l'État en fonction, être en tête des suffrages au niveau de la diaspora. « En ce qui concerne la diaspora est un vote d’une grande symbolique pour nous à divers titres. D’abord principalement pour notre candidat numéro 20 Félix Antoine Tshisekedi issu de la diaspora. Donc c’est pratiquement comme son deuxième village après Kabeyakamwanga », a-t-il indiqué. À l’en croire, la diaspora est réputée comme un acquis de l'opposition politique congolaise. Pour lui, faire un score « respectable » est la preuve d’une campagne bien élaborée. « Nous sommes satisfait du résultat, même s’il n’y a eu que cinq pays, en termes d’électeurs ne sont pas très nombreux, il faut savoir que la diaspora est considérée comme un grand influenceur de la nation congolaise, c’est un grand indicateur », a-t-il poursuivi. Espérant suivre de près la publication des résultats provisoires, Jacquemain Shabani a émis le vœu de voir la centrale électorale travailler en toute transparence. « J’espère que ça sera bureau de vote par bureau de vote de manière à réconforter la transparence et à rassurer tout le monde pour la crédibilité des résultats », a-t-il conclu. Le vote de la diaspora est prévu par la loi, mais n’a jamais été organisé par différentes administrations électorales qui se sont succédé depuis 2006. Par le passé, l’opération était jugée fastidieuse, difficile à organiser …

La Commission électorale nationale indépendante a réussi à organiser les élections présidentielle, législatives et municipales dans le délai constitutionnel. Malgré certains couacs signalés à Kinshasa comme en province, les congolais se sont rendus aux urnes le 20 décembre pour renouveler la classe politique. À Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central, la population recommande à la centrale électorale de traduire fidèlement les résultats issus des urnes. « Nous avons voté massivement notre candidat, il faudrait que nos résultats soient publiés tels qu'ils sont. En commençant par le Président de la République jusqu'au conseiller municipal », déclare un citoyen, rencontré au niveau de paix, au centre ville de Kananga. L'autre citoyen approché par POLITICO.CD, dit s'être livré à cet exercice démocratique et reste confiant de la victoire de ses représentants votés. « J'ai voté, nous étions nombreux mais nous nous sommes fait violence pour voter les représentants. Je pense que la CENI fera un bon travail, car mes candidats ont été voté massivement, j'espère qu'ils sortiront », a dit Albert Ngindu trouvé devant le bureau de vote situé au lycée Buena muntu dans la commune de Kananga, ville portant le même nom. C’est depuis vendredi que la centrale électorale a débuté la publication partielle des résultats. La première phase a concerné la diaspora congolaise. Pierre Kabakila

Le candidat Président de la République, Tony Cassius Bolamba a félicité la CENI d'avoir respecté le délai constitutionnel en organisant les élections le 20 décembre. Selon ce candidat numéro 7, les déroulements des scrutins combinés présidentiel, législatif provincial et national ainsi que municipal bien que « biaisé », mérite des encouragements. Il dénonce cependant, quelques dysfonctionnements dans les livraisons des kits électoraux et les retards constatés pour les couvertures de certains bureaux des votes. « Certains électeurs n'ont certes pas voté, mais nombreux se sont rattrapés à la suite du prolongement des ouvertures des bureaux des votes le 21 décembre dans la journée. Nous déplorons juste quelques incidents violents et malheureux survenus à Mbandaka causant la fermeture des certains centres mais rouverts le même jour dans la matinée », peut-on lire dans cette déclaration. Pour lui, seule la centrale électorale est habilitée à publier officiellement les résultats. « Nous attendons la proclamation des résultats par la CENI seul organe habilité à proclamer les résultats officiels des scrutins ainsi que la proclamation définitive par la Cour Constitutionnelle », faut-il savoir avant d'inviter les congolais à la vigilance. Dans la même déclaration, Tony Cassius Bolamba a appelé la communauté internationale et différentes missions d'observations à respecter le choix des congolais. Jérémie Ngunga Léman

Sous la conduite du Bureau de coordination de la société Civile Forces Vives, les surveillants électoraux, citoyens volontaires et bénévoles pour l'intégrité du processus électoral (SCIE) ont été exhortés ce vendredi, à poursuivre le monitoring jusqu'à la proclamation des résultats définitifs des élections du 20 décembre par la Cour constitutionnelle. Dans un communiqué consulté par POLITICO.CD, la SCIE indique que les « irrégularités plausibles et flagrantes » qui ont émaillé le déroulement des votes sont entrées d'être analysées minutieusement. En temps opportun, renseigne le document, « la SCIE les publiera tout en démontrant leur impact sur l'ensemble du choix de la population congolaise et en attirera les conséquences qui s'imposent sans aucune complaisance ». « En conclusion, notre demande tend à respecter et à faire respecter par tous les moyens légalement reconnus, le choix du peuple congolais. Montre-nous donc debout pour protéger notre choix exprimé dans les urnes », lit-on dans ce document. Toutefois, la SCIE salue l'engagement de la Commission électorale nationale indépendante pour l'organisation des élections dans le délai constitutionnel et reconnaît la bonne volonté du gouvernement congolais en laissant la connexion internet disponible. Jérémie Ngunga Léman

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