L’Occident consacre 8 fois d’argent pour la promotion de la démocratie en Afghanistant qu’en RDC

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Dans un article publié le 29 novembre dernier sur Chicago Tribune, intitulé en anglais « In the Democratic Republic of Congo, donations were too little too late [En République démocratique du Congo, les dons étaient trop peu et arrivaient trop tard] », Tom O’Bryan, journaliste à Foreign Policy, un média spécialisé sur les affaires internationales, estime que l’aide internationale pour la promotion de la démocratie en RDC est beaucoup insuffisante et mal orientée.

« Au cours de la dernière année, plus de 70 millions de dollars ont été consacrés à de tels projets [de promotion de la démocratie] en République démocratique du Congo (RDC) (…) cela peut sembler beaucoup d’argent, mais en termes relatifs, ce n’est pas le cas. Les gouvernements américain, britannique et canadien ont consacré plus de huit fois ce montant à la promotion de la démocratie en Afghanistan lors des dernières élections« , fait savoir Tom O’Bryan.

« Dans ce cas – comme dans tant d’autres – la communauté internationale a échoué », poursuit-il en prenant pour cause la situation dégradante de la démocratie en RDC où le président Joseph Kabila s’obstine à rester au pouvoir, malgré la Constitution qui le lui interdit formellement.

« Dans cette optique, il est difficile de ne pas se demander si toute l’aide à la démocratie occidentale était une perte de temps et d’argent. Mais il est important de comprendre que la promotion de la démocratie n’est pas destinée à échouer. Lorsqu’ils sont exécutés correctement et informés par une analyse rigoureuse et une stratégie commune, de tels programmes ont fait une différence cruciale dans la construction de la démocratie dans le monde« , fait-il remarqué. 

Selon lui, la RDC offre « des leçons » à la communauté internationale sur la façon de ne pas promouvoir la démocratie à l’étranger et sur les conséquences négatives du sous-investissement dans ces projets cruciaux, témoignant sur son passant au pays pendant plusieurs mois. 

« Hésitant à bouleverser le gouvernement congolais, les bailleurs de fonds ont évité de soutenir des projets politiquement sensibles qui auraient pu faire la différence. Ils ont également canalisé leurs ressources vers une petite zone géographique au sein de la RDC, marginalisant ainsi des millions de Congolais« , accuse-t-il la communauté internationale.

Vous pouvez lire l’intégralité de son article ici (en Anglais)