Agression dans l’Est : « Le problème aujourd’hui de l’insécurité s’appelle le Rwanda, un voisin aux velléités belligérantes » (Félix Tshisekedi)

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Le président congolais, Félix Tshisekedi, a pris part, mardi, à la session d’ouverture du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, un grand rendez-vous des leaders mondiaux placé sous le thème : « Coopérer dans un monde fragmenté ». Sur place, il s’agit de faire un diagnostic cinglant du monde contemporain déchiré par de nombreuses crises et en quête d’un idéal commun.

À l’occasion, Félix Tshisekedi a de nouveau poignardé Kigali dans le dos, qu’il estime aujourd’hui être un véritable frein dans le processus de paix engagé dans la région des grands Lacs. Répondant aux questions d’une journaliste rwandaise qui a insinué que la solution à la crise sécuritaire dans l’Est du pays s’appelle Kinshasa, le Président Tshisekedi s’est déchaîné à des mots fermes.

« (…) Je suis désolé, Madame. Le problème aujourd’hui de l’insécurité dans la région des Grands Lacs s’appelle le Rwanda », a vociféré Félix Tshisekedi, peu avant de marteler :

« Si nous avions tous, la même philosophie, celle que j’avais quand j’ai accédé à la tête du pays, celle d’aller vers tous nos voisins, nous en avons neuf, et de leur proposer des projets de développement qui vont faire du bien à nos économies respectives. Mais, quel est le projet que j’avais proposé et qui allait amener la paix et garantir la stabilité de la région ? C’est à cause évidemment des certains voisins aux velléités belligérantes que celà est impossible », s’est-il déchainé, faisant clairement passer le message de vérité sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC où une guerre injuste est imposée par le Rwanda.

Appelés à se retirer dans les zones occupées, selon la feuille de route de Luanda, en Angola, les terroristes du M23, appuyés par Kigali n’ont pas encore vidé plusieurs localités de Rutshuru, pour se replier dans les positions initiales notamment à Sabinyo, leur bastion traditionnel. Ces derniers sont auteurs du calvaire de la population dans des zones sous leur occupation.

En fin 2022, Kinshasa a accusé ces rebelles du M23 et l’armée rwandaise d’un massacre d’une centaine de civils dans la localité de Kishishe. Chose que la rébellion conteste.

Serge SINDANI