PUBLICITÉ

Déploiement d’une force militaire régionale à l’Est: Exclu par son « frère », Kagame s’incline

Le président rwandais, Paul Kagame a lors d’une interview accordée au média Rwanda broadcasting agency (RBA) ce lundi 04 juillet, tablé sur l’exclusion des militaires rwandais sur demande des autorités congolaises, dans le cadre du déploiement d’une force régionale des États membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est pour traquer les armés opérant dans la partie orientale du pays afin d’y imposer la paix.

Le président rwandais a pris acte de cette décision des autorités congolaises qui accusent son gouvernement de parrainer et travailler en étroite collaboration avec les terroristes du M23 qui occupent en toute illégalité, plusieurs entités de la RDC, dont la cité frontalière de Bunagana.

- Publicité-

« Nous ne supplions personne de participer. En fait, je serai heureux que les problèmes là-bas soient résolus sans notre implication. Les problèmes dans cette région ne peuvent être résolus par la force des armées, ils nécessitent des solutions politiques », a déclaré Paul Kagame.

Néanmoins , Kagame a prévenu: « Il y a un gros problème ici ; si vous ne répondez pas aux préoccupations de sécurité du Rwanda, vous avez un problème entre les mains. Je peux voir le président du Congo en parler comme s’il s’agissait d’une victoire ; non, la victoire viendra lorsque vous aurez résolu la crise ou ces problèmes politiques ».

Dans cette même optique, Paul Kagame a rejeté les allégations de Kinshasa selon lesquelles Kigali soutient les rebelles du M23 et a laissé entendre que les dirigeants régionaux s’étaient mis d’accord sur la voie de sortie de la crise du Congo, mais que le gouvernement de la RD Congo s’est retourné et a dit « non, nous n’allons pas parler au M23 parce que ce sont des terroristes ».

Pour Kagame, la décision du gouvernement congolais de ne pas dialoguer avec le Mouvement M23 dans le cadre du processus de Nairobi et de le combattre entant que groupe terroriste est une « excuse pour ne pas poursuivre le processus politique ».

« S’ils sont des terroristes, pourquoi combattreiez-vous les terroristes comme vous les appelez et en même temps iriez-vous à la recherche d’un groupe ethnique lié à ces « terroristes? Pouvez-vous qualifier un groupe ethnique de groupe terroriste ? Ça a l’air fou, tu ne peux pas faire ça », a-t-il argué.

Par ailleurs, aussi paradoxal que cela puisse paraître, Paul Kagame a accusé le gouvernement congolais d’avoir armé les milices des FDLR, ce qui leur aurait permis d’attaquer d’attaquer le Rwanda, y compris en novembre 2019. Il a également cité le présumé pilonnage du territoire rwandais par les FARDC et les FDLR à trois reprises cette année, qui ont tué des civils et détruit des biens.

Carmel NDEO

Soutenez POLITICO.CD!

Si vous appréciez le travail de POLITICO.CD, sachez que votre média ne vit que des contributions et des annonces publicitaires, qui lui permettent de sauvegarder son indépendance éditoriale et de continuer à fournir des enquêtes de qualité. Dès lors, nous vous prions de faire un geste. Chaque contribution, qu'elle soit petite ou grande, fait la différence.

spot_img

EN CONTINU