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Invasion de Bunagana par le M23/RDF : « L’unité du peuple congolais vaincra » ( Faustin Twagiramungu, ancien premier ministre rwandais)

L’ancien premier ministre Rwandais, Faustin Twagiramungu croit en l’unité des populations congolaises pour vaincre l’invasion rwandaise sous couvert du M23 dans la cité frontalière de Buganana, à Rutshuru dans la province du Nord-Kivu.

A travers un message publié sur son compte twitter, cet homme politique et ancien proche collaborateur du président Paul Kagame poussé à l’exil, a soutenu que Bunagana a été prise par l’armée rwandaise au nom de M23. A l’en croire, la prise de cette ville stratégique est aussi résultat de l’appel du Général Muhoozi, commandant des forces terrestres de la Force de Défense Populaire Ougandaie (UPDF) pointé aussi par le parlement congolais.

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« Bunagana a été prise par l’armée rwandaise au nom de M23. C’est le résultat de l’appel du Général Muhoozi, fils de Museveni. Tel père tel fils » défenseur de l’empire « hamitique » dont rêve son oncle Paul Kagame. L’unité du peuple congolais vaincra ces valets de l’impérialisme nouveau », a écrit cet candidat à la présidentielle au Rwanda en 2003.

La ville stratégique de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, au Nord-Kivu, a échappé au contrôle des forces armées congolaises FARDC depuis le matin du lundi 13 juin 2022. Soutenus par l’armée rwandaise, les terroristes du mouvement du 23 mars (M23) se sont accaparés Bunagana sur fond d’une complicité qui aurait été jouée entre Kampala et Kigali.

« Avant même que ceci nous arrive, avant que ces troupes (M23) fassent ce qu’ils ont fait, nous avons dit à la suite du pacte que le fils de Museveni a signé avec le Rwanda, nous ne laissons pas passer cet accord. Il nous a montré qu’il avait signé son pacte, il vient de nous trahir. Nous avons dit, nous n’acceptons pas », a déclaré le président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso devant les députés nationaux.

Accusé, le fils du président ougandais a rejeté ces allégations. « J’entends quelqu’un au parlement de la RDC dire que Muhoozi est un ennemi du Congo Moi? Donc un « Ennemi » de la République Démocratique du Congo est celui qui sauve les gens du Nord-Kivu et de l’Ituri du massacre des ADF dans « Le triangle de la mort ?», a-t-il déploré.

Nonobstant, le commandant en chef de l’armée de terre ougandaise et fils biologique du chef de l’Etat Museveni a émis le vœu de rencontrer Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République Démocratique du Congo.

Qui est Faustin Twagiramungu ?

M. Twagiramungu a été le premier Premier ministre du Rwanda à la suite du génocide de 1994. Il a démissionné en 1995, a fui le pays et est revenu en 2003 pour se présenter à l’élection présidentielle. Il s’est présenté en tant qu’indépendant parce que son parti a été interdit et que ses directeurs de campagne ont été arrêtés. Dans le décompte final, il s’est classé deuxième (sur trois) avec 3,62 % des voix. Il n’a pas accepté le résultat, affirmant que Paul Kagame conduisait le pays vers un système à parti unique. Les élections ont été largement condamnées comme frauduleuses par des observateurs extérieurs. Twagiramungu a quitté le Rwanda immédiatement après les élections, craignant d’être arrêté.

Partout dans le monde, les dissidents rwandais craignent de plus en plus qu’ils ne soient pris pour cible d’assassinat. M. L’ancien chef d’espionnage de Kagame, Patrick Karegeya, a été étranglé à mort dans une chambre d’hôtel de Johannesburg le 01 janvier 2014, et son ancien chef de l’armée, Faustin Kayumba Nyamwasa, a subi une série de tentatives sur sa vie depuis 2010, y compris un raid sur sa maison de Johannesburg par un groupe d’hommes lourdement armés le 4 Mars.

Selon le nouveau rapport du groupe de défense « Freedom House » récemment publié et relayé par le quotidien Britannique « The Guardian », le Rwanda a été accusé d’être parmi les pires auteurs de la « répression transnationale » aux États-Unis, de traquer, de harceler et de menacer les exilés dans ce pays à côté de la Chine, la Russie, l’Iran et l’Égypte comme les principaux contrevenants dans leur quête d’étendre la portée de leurs régimes répressifs aux États-Unis.

Le rapport de Freedom House,https://freedomhouse.org/report/transnational-repression note que des attaques contre des exilés ont eu lieu depuis la guerre froide, mais ajoute que « les opérations des agents de renseignement étrangers se sont considérablement intensifiées ces dernières années ».

Carmel NDEO

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