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Sécurité : un sommet quintipartite RDC, Rwanda, Uganda, Burundi et Kenya annoncé ce jeudi 21 avril à Nairobi

La République Démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda et le Kenya se réuniront ce jeudi 21 avril 2022 à Nairobi, capitale Kenyane pour tabler sur la problématique de la sécurité dans la sous-région. L’information est confirmée par Tina Salama, porte-parole adjointe du président congolais, Félix Tshisekedi.

Sans plus de détail, Tina Salama a indiqué que des options cruciales dans la perspective de la paix, la stabilité et la sécurité dans la région sont attendues à l’issue de ce sommet.

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Dans le microcosme politique congolais, ce sommet fait déjà jaser.

Pour le candidat à la présidentielle de 2018, Noël Tshiani, ce sommet entre le cinq pays voisins ressemble à un marché des dupes car, estime-il, « la République Démocratique du Congo est seule contre tous à ces négociations ».

« Un sommet à Nairobi va réunir le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la RDC et le Burundi pour déterminer les options à réserver aux demandes du M23. Marché des dupes. La RDC est seule contre tous à ces négociations. Nous ne devons pas accepter les demandes des terroristes », a lancé Noël Tshiani.

De son côté, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) rappelle au chef de l’Etat congolais de ne signer aucun accord pouvant assurer l’intégration de membres du M23 au sein des forces de défense et sécurité; et d’obtenir de l’Ouganda et Rwanda, la remise immédiate de responsables M23, auteurs de crimes graves.

L’armée congolaise a formellement accusé l’armée rwandaise d’avoir mené aux côtés du M23, l’attaque de la nuit du 27 au 28 mars dernier contre ses positions à Tchanzu et à Runyoni, deux localités de la province du Nord-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Allégations rejetées par Kigali qui a dénoncé « des accusations absurdes et sans fondement ».

Il faut dire que plus d’un millier de combattants M23 s’étaient retranchés au Rwanda et en Ouganda d’où ils revendiquent le respect des accords de Nairobi consacrant la réintégration dans la vie civile pour certains combattants et l’intégration dans l’armée pour d’autres.

Le mouvement qui avait pris le contrôle de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu en 2012 avant d’être militairement défait en 2013 par l’armée accuse Kinshasa de ne pas respecter ses engagements.

Carmel NDEO

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