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RDC: Pressé par les FARDC, le M23 dénonce le refus du gouvernement d’accepter sa reddition inconditionnelle

Le mouvement du 23 mars ( M23) déplore la violence qu’elle subit de la part des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Rutsuru au Nord-Kivu.

A travers un communiqué officiel du 25 mars, ce mouvement estime que cette « violence » est un « choix délibéré » du gouvernement congolais de faire la guerre aux « citoyens » qui lui ont offert leur reddition sans condition en réponse à l’appel général lancé par le Chef de l’Etat en début de son mandat dans le cadre de son programme de réconciliation nationale et pacification de l’Est du pays.

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A à cet appel, le M23 dit avoir tout d’abord, adressé plusieurs correspondances au Président de la République et au coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour offrir sa reddition sans condition et se mettre aux ordres du Chef de l’Etat.

Suivant cette optique, ce mouvement rappelle que dans sa lettre du 21 septembre 2020, il a réitéré au Président Tshisekedi la reddition de ses combattants et la soumission à ses ordres de tout son personnel politique et militaire.

« Nous avons, ensuite et ce de notre propre initiative, envoyé nos délégués à Kinshasa pour accélérer la matérialisation de notre reddition sans condition » indique Willy Ngoma, porte-parole de ce mouvement rebelle qui liste une série des correspondances adressées au président de la république quant à ce.

Le M23 indique aussi que ses délégués ont séjourné à Kinshasa 14 mois pendant lesquels ils ont eu plusieurs séances de travail avec les autorités du pays avant qu’il ne leur soit demandé de retourner à la base pour y attendre le début des opérations de reddition conformément aux conclusions de Kinshasa.

« A notre grande surprise, deux semaines plus tard, les FARDC prendront l’initiative de la guerre pour contraindre nos combattants à la défensive », fustige ce mouvement rebelle opérant dans le Nord-kivu.

Le M23 soutient même qu’à l’issue des travaux tenus en février 2021 à Kinshasa, le Vice-premier Ministre de l’intérieur de l’époque Gilbert Kankonde avait adressé une correspondance au Président de la République pour l’informer de la « reddition totale » du M23 et solliciter les fonds afin de mettre en œuvre cette opération sans qu’une suite soit réservée à sa requête.

Ainsi, le M23 considère que les opérations militaires que les FARDC assument officiellement jusqu’à ce jour contre ses combattants traduisent, sans doute, « le choix définitif du Gouvernement de la République d’en découdre avec le M23 en lieu et place de d’accepter la reddition sans condition de ses combattants ».

« Notre Organisation, qui a su patienter sans relâche neuf ans durant la mise œuvre du processus de paix, déplore cette option de la violence dont l’objectif inavoué est le maintien de l’instabilité et du sous-développement dans l’Est du pays », déplore ce mouvement rebelle.

En janvier, au moins 32 militaires dont un colonel de FARDC ont été tués lors d’une attaque attribuée au mouvement rebelle M23 qui visait une position de l’armée dans l’est de la République démocratique du Congo. L’armée avait promis de venger les siens.

Carmel NDEO

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