Martin Fayulu accuse l’IGF de soutenir le système de «pillage» institutionnel en RDC

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Martin Fayulu Madidi, président du parti politique ECiDé et l’un des membres du présidium de Lamuka, accuse l’Inspection Générale des Finances (IGF) d’appuyer un système de « pillage » institutionnel « bien rodé ». Il a fait ces déclarations le jeudi 30 décembre dernier à Kinshasa.

Il indique que quelques confessions religieuses accompagnent « regrettablement » ce système mafieux.

« Alors que le fonctionnement de la Cour des comptes est paralysé à dessein, l’Inspection Générale des Finances, IGF, symbole d’une lutte cosmétique contre la corruption, sert de paravent à un système de pillage institutionnel bien rodé. L’appareil judiciaire demeure aux ordres ; les députés nommés et accrochés à leurs intérêts personnels marchandent de manière éhontée leur collaboration à coups de Jeeps et autres dessous-de-table. Au même moment, certaines confessions religieuses se mettent regrettablement au service de cette mafia. C’est scandaleux! », a déploré Martin Fayulu.

Selon lui, il y a même des théoriciens du mal qui justifient et défendent « aveuglément » ce système caractérisé par le pillage de deniers publics.

« Si les voleurs et les corrompus ne sont pas effectivement condamnés, qui va payer pour la souffrance infligée au peuple congolais ? », s’est-il questionné.

Martin Fayulu déclare que la République Démocratique du Congo se trouve dans une situation « ubuesque » et « discriminatoire » étant donné que les « petits » et les « faibles » croupissent dans des prisons pendant que les criminels en « col blanc » s’échappent librement.

« Non ! Nous refusons que les détournements des deniers publics soient dépénalisés pour les ‘’kuluna’’ en cravate. Le dindon de cette farce, c’est le peuple congolais qui est trompé et abusé. Et, avec lui, c’est le pays qui est ruiné », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il estime que la grande victime de la dépénalisation des détournements de derniers publics pour ceux qu’il qualifie de « kuluna en cravate » n’est autre que les générations avenirs. Il souligne que ces générations sont, d’après lui, sacrifiées sur l’autel de l’inconscience, de la cupidité et de l’arbitraire.

Christian Malele

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